IdT – Les idées du théâtre


 

Dédicace

Le Feint astrologue

Corneille, Thomas

Éditeur scientifique : Pavesio, Monica

Description

Auteur du paratexteCorneille, Thomas

Auteur de la pièceCorneille, Thomas

Titre de la pièceLe Feint astrologue

Titre du paratexteÀ Monsieur B.Q.R.I.

Genre du texteDédicace

Genre de la pièceComédie

Date1651

LangueFrançais

ÉditionRouen, Laurens Maurry, 1651, in-4°.

Éditeur scientifiquePavesio, Monica

Nombre de pages2

Adresse sourcehttp://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k125542q.r=.langFR

Fichier TEIhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/tei/CorneilleTho-Feint-Astrologue-Dedicace.xml

Fichier HTMLhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/html/CorneilleTho-Feint-Astrologue-Dedicace.html

Fichier ODThttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/odt/CorneilleTho-Feint-Astrologue-Dedicace.odt

Mise à jour2012-12-04

Mots-clés

Mots-clés français

GenreComédie

SourcesCalderón de la Barca

SujetAdapté

DramaturgieReprésentation

RéceptionReprésentation (succès) / lecture

ExpressionStyle simple

Relations professionnellesConfusion avec son frère Pierre

Mots-clés italiens

GenereCommedia

FontiCalderón de la Barca

ArgomentoAdattato

DrammaturgiaRappresentazione

RicezioneRappresentazione (successo) / lettura

EspressioneStile semplice

Rapporti professionaliConfusione con suo fratello Pierre

Mots-clés espagnols

GéneroComedia

FuentesCalderón de la Barca

TemaAdaptado

DramaturgiaRepresentación

RecepciónRepresentación (éxito) / lectura

ExpresiónEstilo llano

Relaciones profesionalesConfusión con su hermano Pierre

Présentation

Présentation en français

Le Feint astrologue est la seconde pièce de Thomas Corneille, mais la première qu’il a publiée en 1651. Dans l’épître dédicatoire adressée à un certain « Monsieur B.Q.R.I. », dédicataire probablement fictif, on retrouve une posture de modestie, caractéristique des préfaces de l’époque et particulièrement récurrente chez Thomas Corneille. Il s’agit d’une préface, qui ne présente pas les compliments élogieux des dédicaces, mais qui semble plutôt avoir la fonction d’une justification poétique et éditoriale. Thomas Corneille commente l’écart entre la pièce jouée et le texte imprimé, et cite l’auteur et le titre de sa source espagnole, pratique très peu courante à l’époque chez les adaptateurs français des comedias.

Texte

À Monsieur B.Q. R. I.1

Monsieur,

[NP1] Je crains bien de me rendre un mauvais office2 en voulant m’acquitter d’une dette, et je doute, si je ne détruis point l’estime3 que vous m’avez témoigné faire de cet ouvrage, quand je tâche de la reconnaître4 par le présent que je vous en fais. Le théâtre lui a donné des grâces qu’il est bien difficile qu’il conserve dans le cabinet5, et ces sortes de poèmes, ne pouvant être soutenus ni par la majesté6 des vers, ni par la beauté des pensées, l’on en voit fort peu qui ne perdent presque tous leurs avantages, hors de la bouche de ceux qui savent en relever la simplicité du style. Ainsi j’ai sujet d’appréhender que cette comédie, dont la représentation vous a diverti tant de fois7, ne vous semble froide sur le papier, et que vous n’ayez peine à y remarquer les mêmes naïvetés qui vous ont fait rire, accompagnées de la grâce de l’action8. Si vous avez la curiosité de la lire en original, et de voir si j’ai bien [NP2] exactement suivi mon guide espagnol, vous la trouverez dans la seconde partie de celles de Calderón, qui l’a traitée sous le même titre de El Astrólogo fingido9. Pour moi, je me serais contenté du succès qu’elle a eu au théâtre, sans l’abandonner à la presse10, si je n’avais voulu détromper beaucoup de personnes qui en ont cru mon frère l’auteur, à cause de la conformité du nom qui m’est commun avec lui11. Trouvez donc bon, Monsieur, que je prenne ici l’occasion de les tirer d’une erreur, qui fait tort à sa réputation, et que je les assure que cette pièce, bien loin d’être un coup de maître, n’est que le coup d’essai de

Votre très humble serviteur

T. CORNEILLE