IdT – Les idées du théâtre


 

Aprobación

Verdadera Quinta Parte de Comedias de don Pedro Calderón de la Barca

Guerra y Ribera, Manuel de

Éditeur scientifique : Herzig, Carine

Description

Auteur du paratexteGuerra y Ribera, Manuel de

Auteur de la pièceCalderón de la Barca, Pedro

Titre de la pièceVerdadera Quinta Parte de Comedias de don Pedro Calderón de la Barca

Titre du paratexteAprobación del Reverendísimo Padre Maestro Fray Manuel de Guerra y Ribera, Doctor Teólogo y Catedrático de Filosofía en la Universidad de Salamanca, Predicador de su Majestad y su Teólogo, Examinador sinodal del Arzobispado de Toledo, del Orden de la Santísima Trinidad, Redención de Cautivos

Genre du texteAprobación

Genre de la pièceComedias

Date1682

LangueEspagnol

ÉditionMadrid, Francisco Sanz, In-4º

Éditeur scientifiqueHerzig, Carine

Nombre de pages32

Adresse sourcehttp://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/verdadera-quinta-parte-de-comedias-de-don-pedro-calderon-de-la-barca--0/html/

Fichier TEIhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/tei/Calderon-ParteV-Aprobacion1.xml

Fichier HTMLhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/html/Calderon-ParteV-Aprobacion1.html

Fichier ODThttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/odt/Calderon-ParteV-Aprobacion1.odt

Mise à jour2014-05-05

Mots-clés

Mots-clés français

GenreComedia (licéité du théâtre du XVIIe siècle ; comparaison avec le théâtre de l’Antiquité) ; comedia de santos ; comedia de capa y espada ; comedia de historia

SourcesSaint Augustin ; Alexander ab Alexandro ; saint Ambroise ; Aristote ; Arnobe ; Athanase d’Alexandrie ; Athénée de Naucratis ; Bible ; Lelio Bisciola ; Trajano Boccalini ; Bonacina ; Cajétan ; saint Jean Chrysostome ; Cicéron ; saint Cyprien ; Cyrille d’Alexandrie ; Diogène Laërce ; Donatien ; Droit Canon ; Eusèbe de Césarée ; Julius Firmicus ; saint François de Sales ; Fulgence ; saint Grégoire de Nazianze ; Hippocrate ; Horace ; Isidore de Péluse ; Lactance ; Francisco Macedo ; Juan Maldonado ; Martial ; Alfonso de Mendoza ; Antonio Navarro ; Nicéphore Calixte ; Pindare ; Platon ; Pedro Puente Hurtado de Mendoza ; Quintilien ; Salvien ; Tomás Sánchez ; Jules César Scaliger ; Socrate ; Tacite ; Théodoret de Cyr ; Tertullien ; Tite-Live ; saint Thomas d’Aquin ; Luis de Ulloa Pereira ; Fulvio Ursini ; Valère Maxime

RéceptionSélection des publics (réception différente des œuvres selon que le public est « avisé », « moyennement avisé » ou « ignorant »)

ExpressionLatin / langue vernaculaire (justification de la rédaction en castillan)

MetadiscoursApprobation particulière / approbation générale (l’une dépend de l’autre)

Mots-clés italiens

GenereComedia (legittimità morale del teatro del XVIIº secolo ; comparazione col teatro dell’Antichità) ; comedia de santos ; comedia de capa y espada ; comedia de historia

FontiSant’Agostino ; Alexander ab Alexandro ; sant’Ambrogio ; Aristotele ; Arnobio ; Atanasio di Alessandria ; Ateneo di Naucrati ; Bibbia ; Lelio Bisciola ; Trajano Boccalini ; Bonacina ; Cagetano ; san Giovanni Crisostomo ; Cicerone ; san Cipriano ; Cirillo di Alessandria ; Diogene Laerzio ; Donato ; Diritto Canonico ; Eusebio di Cesarea ; Giulio Firmico ; san Francesco de Sales ; Fulgenzio ; san Gregorio Nazianzeno ; Hippocrate ; Horazio ; Isidoro Pelusiota ; Lattanzio ; Francisco Macedo ; Juan Maldonado ; Marziale ; Alfonso de Mendoza ; Antonio Navarro ; Niceforo Callisto ; Pindaro ; Platone ; Pedro Puente Hurtado de Mendoza ; Quintiliano ; Salviano ; Tomás Sánchez ; Julio Césare Scaligero ; Socrate ; Tacito ; Teodoreto di Cirro ; Tertulliano ; Tito Livio ; san Tommaso d’Aquino ; Luis de Ulloa Pereira ; Fulvio Ursini ; Valerio Massimo

RicezioneSelezione dei pubblici (ricezione diversa delle opere secondo il pubblico è « avvisato », « mezzo avvisato » oppure « ignorante »)

EspressioneLatino / volgare (giustificazione della redazione in castigliano)

MetadiscorsoApprovazione particolare / approvazione generale (la una dipende dall’altra)

Mots-clés espagnols

GéneroComedia (licitud del teatro del siglo XVII ; comparación con el teatro de la Antigüedad) ; comedia de santos ; comedia de capa y espada ; comedia de historia

FuentesSan Agustín ; Alexander ab Alexandro ; san Ambrosio ; Aristóteles ; Arnobio ; Atanasio de Alejandría ; Ateneo de Náucratis ; Biblia ; Lelio Bisciola ; Trajano Boccalini ; Bonacina ; Cayetano ; san Juan Crisóstomo ; Cicerón ; san Cipriano ; Cirilo de Alejandría ; Diógenes Laercio ; Donato ; Derecho Canónico ; Eusebio de Cesárea ; Julio Fírmico ; san Francisco de Sales ; Fulgencio ; san Gregorio Nacianceno ; Hipócrates ; Horacio ; Isidoro Pelusiota ; Lactancio ; Francisco Macedo ; Juan Maldonado ; Marcial ; Alfonso de Mendoza ; Antonio Navarro ; Nicéforo Calisto ; Píndaro ; Platón ; Pedro Puente Hurtado de Mendoza ; Quintiliano ; Salviano ; Tomás Sánchez ; Julio César Escalígero ; Sócrates ; Tácito ; Teodoreto de Ciro ; Tertuliano ; Tito Livio ; santo Tomás de Aquino ; Luis de Ulloa Pereira ; Fulvio Ursini ; Valerio Máximo

RecepciónSelección de los públicos (recepción diferente de las obras según el público es « avisado », « medianamente avisado » o « necio »)

ExpresiónLatín / lengua vernácula (justificación de la redacción en castellano)

MetadiscursoAprobación particular / aprobación general (la una depende de la otra)

Présentation

Présentation en français

Avant l’impression de la Verdadera Quinta Parte de Comedias de Calderón, le Vicaire de Madrid a chargé le prédicateur trinitaire Fray Manuel de Guerra y Ribera de rédiger l’approbation ecclésiastique du volume. Guerra a accompli sa tâche avec tant de zèle qu’au lieu d’une approbation courante — qui n’occupait le plus souvent que quelques lignes ou, tout au plus, quelques pages —, il a conçu, datée du 14 avril 1682, une véritable apologie (de 47 folios dans l’édition originale) des comedias de son temps et, du même coup, de son ami Calderón, mort moins d’un an auparavant. Dès la parution de ce texte, les réponses des ennemis du théâtre fusent de toutes parts, afin de ruiner l’argumentation et le crédit de son auteur, qui devient la cible des pires calomnies et des plus vives critiques. De là l’intervention, à leur tour, de divers partisans du théâtre, qui n’entendent pas laisser vilipender le Père trinitaire, ni mettre en doute son orthodoxie et ses compétences de théologien. Ainsi ennemis et défenseurs de Guerra vont-ils s’affronter avec une extrême âpreté, pendant les deux années qui vont suivre la publication de l’Aprobación, donnant lieu à la rédaction, l’édition ou la réédition de 21 textes, qui constituent le dernier grand épisode polémique de la controverse éthique sur la légitimité du théâtre au XVIIe siècle. ; L’approbation proprement dite n’occupe qu’une petite partie du texte, qui est en réalité un véritable traité en faveur de la Comedia. Guerra s’en explique d’ailleurs dès les premières lignes, en déclarant qu’on ne peut approuver la production théâtrale d’un auteur qu’après avoir démontré la légitimité du théâtre en général. Ce postulat le conduit logiquement à structurer son texte en deux parties : il s’agira pour lui, tout d’abord, d’établir définitivement cette légitimité ; il s’agira, ensuite, de démontrer l’excellence du théâtre de Calderón. Premier mouvement : du point de vue religieux, l’art théâtral est « indifférent », ce qui le conduit postérieurement (dans la stricte perspective de la doctrine catholique) à opposer l’illégitimité du théâtre antique (sur la base de très nombreuses citations d’auteurs de l’Antiquité ou des Pères de l’Église) et la légitimité de l’art dramatique moderne ; tandis que du point de vue politique (au sens étymologique d’organisation de la cité), les pièces de théâtre sont non seulement utiles, mais encore nécessaires, car l’on tire de nombreux bénéfices des représentations, contrairement aux corridas qui sont pourtant parfaitement licites et autorisées. Deuxième mouvement : à partir de ces prémisses, démonstration de la légitimité des compositions de Calderón, poète parfait qui mérite tous les éloges. ; Reste que si Guerra rédige un tel plaidoyer en faveur du théâtre des corrales, c’est probablement aussi, et peut-être surtout, en raison du contexte particulier qui entoure la rédaction de l’Aprobación : le trinitaire a en effet sans doute eu vent du débat qui agite le Conseil de Castille sur une éventuelle fermeture des théâtres publics, à cause d’une épidémie de peste qui menace la Castille. Notre auteur aura très probablement senti la nécessité de prendre la défense du théâtre afin d’éviter une telle décision, qui interviendra d’ailleurs en juillet 1682. ; Pour la présente édition, nous choisissons comme texte de base le texte de la Verdadera V Parte1, auquel nous intégrons les corrections et ajouts apportés par le Père Guerra à l’édition de 1683. Ces corrections sont signalées dans les notes de bas de page. Comme dans l’édition de 1752, nous avons numéroté les paragraphes de notre édition, ce qui permet de manier plus commodément le texte. Il y a dans le texte original deux types de notes bibliographiques : des notes marginales – très nombreuses au début, puis qui disparaissent presque totalement au fur et à mesure que l’on avance dans le texte – et des renvois bibliographiques directement intégrés au texte. Nous conservons les premières dans le strict respect de l’original, mais nous les plaçons en notes de bas de page, en italiques et en gras. En ce qui concerne la deuxième catégorie de notes de l’édition originale – intégrées dans le texte –, nous les maintenons mais en les transcrivant en italiques, afin qu’elles soient plus facilement repérables. Nous conservons, comme dans le premier cas, leur graphie originale, les désignations les plus courantes étant faites d’abréviations de titres latins. Nous conservons également la graphie des citations latines, transcrites en italiques, et dont la traduction éventuelle – donnée par le Père Guerra – se trouve entre parenthèses et entre guillemets, afin que l’on puisse la distinguer clairement du discours de l’auteur à proprement parler.

Présentation en espagnol

Antes de la impresión de la Verdadera Quinta Parte de Comedias de Calderón, el Vicario de Madrid encargó al predicador trinitario Fray Manuel de Guerra y Ribera que redactara la aprobación eclesiástica del volumen. Guerra llevó su tarea a cabo con tanto celo que en vez de una aprobación común – que ocupaba en general unas pocas líneas o, a lo sumo, unas cuantas páginas –, compuso, fechada del 14 de abril de 1682, una auténtica apología (de 47 folios en la edición original) de las comedias de su tiempo y de su amigo Calderón, muerto menos de un año antes. Publicado el texto, no se hacen esperar las respuestas de los enemigos del teatro, con el fin de arruinar tanto la argumentación como el crédito de su autor, que se convierte en blanco de las peores calumnias y los más vivos reproches. De ahí que intervinieran a su vez diversos partidarios del teatro, que no querían dejar que se criticara de esta manera al Padre trinitario, ni que se cuestionaran su ortodoxia y sus capacidades de teólogo. Así, enemigos y defensores de Guerra se van a enfrentar con extrema dureza, a lo largo de los dos años que siguen la publicación de la Aprobación, dando lugar a la redacción, la edición o la reedición de 21 textos, que constituyen el último gran episodio polémico de la controversia ética sobre la legitimidad del teatro en el siglo XVII. ; La aprobación propiamente dicha solo ocupa una parte reducida del texto, que es en realidad un auténtico tratado a favor de la Comedia. Guerra lo justifica desde las primeras líneas declarando que solo se puede aprobar la producción teatral de un autor después de haber demostrado la legitimidad del teatro en general. Dicho postulado lo conduce lógicamente a estructurar su texto en dos partes: se tratará para él, primero, de demostrar la legitimidad del teatro en general; se tratará, después, de demostrar la excelencia del teatro de Calderón. Primer movimiento: desde el punto de vista religioso, el arte teatral es « indiferente », lo que le induce posteriormente (en la estricta perspectiva de la doctrina católica) a oponer la ilegitimidad del teatro antiguo (apoyándose en numerosísimas citas de autores de la antigüedad y sobre todo de Padres de la Iglesia) y la legitimidad del arte dramático moderno; mientras que desde el punto de vista político (en el sentido etimológico de organización de la ciudad), las obras de teatro no solo son útiles, sino necesarias, pues se sacan muchos beneficios de las representaciones, al contrario de las corridas de toros que sin embargo son lícitas y se autorizan. Segundo movimiento: a partir de estas premisas, demostración de la legitimidad de las composiciones de Calderón, poeta perfecto que merece todas las alabanzas. ; Queda que si Guerra redacta tal alegato a favor del teatro de los corrales, es probablemente también, y quizás sobre todo, por el contexto particular en que se escribe la Aprobación: el trinitario, en efecto, sin duda ha oído hablar del debate que agita el Consejo de Castilla sobre un eventual cierre de los teatros públicos, con motivo de una epidemia de peste que amenaza Castilla. Es muy probable que nuestro autor sintiera la necesidad de defender el teatro para evitar tal decisión, que por otra parte será efectiva en julio de 1682. ; Eligimos como texto base para la presente edición el texto de la Verdadera V Parte, al que incorporamos las correcciones y añadidos realizados por el Padre Guerra para la edición de 16832. Estas variantes vienen señaladas en las notas a pie de página. Como en la edición de 1752 hemos numerado los párrafos, lo que permite un manejo mucho más cómodo del texto. Existen en el texto original dos tipos de notas bibliográficas: notas marginales – muy abundantes al principio, van desapareciendo casi totalmente conforme avanzamos en el texto – y referencias bibliográficas directamente integradas al texto. Conservamos las primeras respetando estrictamente el original, pero las colocamos a pie de página, en bastardillas y en negritas. En cuanto a la segunda categoría de notas de la edición original – las que están integradas al texto –, no las modificamos pero las transcribimos en bastardillas, para que se localicen más fácilmente. Mantenemos, como en el primer caso, la grafía original, siendo muchas de las designaciones abreviaturas de títulos latinos. Conservamos igualmente la grafía de las citas latinas, que ponemos en bastardillas, y cuya traducción eventual —dada por el padre Guerra— está entre paréntesis y entre comillas, para que se distinga claramente del discurso del autor mismo.

Texte

Aprobación del Reverendísimo Padre Maestro Fray Manuel de Guerra y Ribera, Doctor Teólogo y Catedrático de Filosofía en la Universidad de Salamanca, Predicador de su Majestad y su Teólogo, Examinador sinodal del Arzobispado de Toledo, del Orden de la Santísima Trinidad, Redención de Cautivos

{fol.1} 1. Mándame Vuestra Señoría que vea los libros de comedias que compuso don Pedro Calderón de la Barca (brevemente digo, con el nombre inmortal de su fama, cuanto no cabe en la humana mortal elocuencia)3, y, habiendo reparado4 mi obligación este precepto, deseara ni excederle, ni faltarle. Y confieso que miro muy vecinos enemigos estos dos extremos.

2. Muchas doctas plumas han aprobado los libros de comedias que corren impresos, pero echo menos en sus doctísimas aprobaciones un escrúpulo que, como sabios, le habrán despreciado, y yo no acierto a deponerle, como necio. Mi escrúpulo es que esta aprobación particular pende de la universal, porque no podrá ser una comedia particular buena, si la Comedia en común es mala. Siendo el género malo, no puede ser la especie buena. Luego precisamente5 van embebidas estas aprobaciones con tal rigor que no podrá haber dictamen de reprobarlas en común, habiéndolas firmado en particular6.

3. Este fundado escrúpulo que tantos sabios, como tales, habrán, por razones que yo no alcanzo, depuesto, me obliga a que entre en un examen tan crítico, que no se puede hacer sin sacudir mucho polvo a la escondida antigüedad7. Cuestión que más deseara leerla que escribirla, que, por no exceder las líneas de aprobante, procuraré ceñirme a los más venerables fundamentos que ha podido descubrir mi cuidado.

4. {fol.2} Años ha que de orden del Real Consejo de Castilla, siendo Comisario de estos festejos el eruditísimo y sapientísimo don Jerónimo de Camargo, escribí un papel dando mi parecer en la Comedia8. La resolución se reducía a dos conclusiones: la primera, que la Comedia es indiferente en lo cristiano; la segunda, que es conveniente en lo político.

5. Este argumento seguí entonces con pluma dilatada. Ahora lo estrecharé por excusar la molestia, protestando con sinceridad ingenua que sólo me mueve el amor de la verdad y que he desnudado el dictamen de toda humana conocida pasión, pareciéndome indispensable9 en la profesión de mi estado no socorrer con avisos a quien desea lo mejor, o con desengaños a quien prosigue en lo errado.

6. El pretendido daño de las comedias se ha reducido en estos tiempos más a voces que a escritos. Hombres muy sabios y de virtud muy ceñida predican y publican gravísimos daños de las comedias. Lo general en que se fundan es decir que son reprobadas de los Santos Padres ; que no son indiferentes ; que, a lo menos, de conocido10 son pecado venial ; que, prudentemente, son madres de mayores vicios en quien las ejercita y quien las frecuenta11 ; y, por último, que son una escuela de la incontinencia y lascivia. A estos reparos me parece que se reducen todas las nulidades12 que las oponen.

7. Para caminar, en tan grave duda, sobre la solidez de la verdad, tomaré el grande trabajo de averiguar cuáles eran las comedias antiguas ; cuáles sus principios, instituciones y progresos; cuáles sus diferencias y fines; cuáles sus representaciones ; y, finalmente, qué parentesco dicen con las nuestras y de qué comedias hablan los Santos Padres. Con esta distinción, se correrán los velos a la oculta verdad.

8. Pretendió Grecia casar la ciencia con la delicia. Fueron los primeros sabios, después de los egipcios, pero faltos de la verdadera basa de la sabiduría, degeneraron en torpísimas nieblas de oscuras ignorancias. Leyendo sus leyes, me parecen discretos; mirando sus operaciones, se me figuran pueriles: tanto dista el conocer del obrar, tantas leguas hay de camino desde la especulativa a la práctica. No acierta mi cortedad a distinguir si fueron estos Griegos, o por sus virtudes más venerables, o por sus vicios más reprehensibles. Esta duda discreta se vio en el emperador Severo que tan estrecha{fol.3}mente juntó reales virtudes con bárbaras crueldades, que corría por proverbio en los romanos: Seuerum vel nunquam debere nasci, vel nunquam debere mori13 (« Tan bueno que no debía morir, tan malo que no debía nacer »).

9. Entre estos sabios, que trabajaron mucho para hallar razones a sus deleites, fue la primera cuna de la comedia y tragedia. Pero admira a la prudencia humana que no fuesen sus padres varones sabios sino labradores rústicos14. El origen fue éste: juntábanse en los campos a celebrar las fiestas del dios Baco, encendían sus altares y, para obligarle a sus votos, le cantaban sus victorias y laureles, los reyes vencidos y los imperios conquistados. De tan oscuros principios tuvo origen la tragedia. La comedia nació en los arrabales de Atenas, en las caserías de aquellos pastores y labradores que, antes que Teseo15 los uniese en forma de ciudad, se juntaban a celebrar con cánticos a su Apolo: de estos festejos, como más festivos, se originó la comedia. Esto es lo más seguro en su origen, que, por anciano, se pierde de vista al discurso más lince. Quien deseare llenar sus ojos de muchas y raras curiosidades, podrá leer a Julio César Scalígero, lib. I, Poet.16

10. Los más creyeron que fue la tragedia primero que la comedia, hasta que Julio César Scalígero, contra el crédito común, dio a la comedia la primacía. Corrieron años con unas representaciones tan del campo que más eran risa del pasatiempo que empleos del discurso, hasta que, mejoradas con el tiempo, como todas las artes humanas, las hicieron los ingenios tan célebres, que se levantaron con el nombre de autores. Donato17 atribuye la invención a Homero ; mejor lo ajuicia Platón18, que lo juzga antiguo recreo de la ociosa juventud de Atenas; Quintiliano19 sintió que Esquilo ; Horacio y Laercio20 que Tespis ; prudentemente conjetura Scalígero21, siguiendo a Aristóteles22 y a Suidas23, que este Tespis limó la tragedia y la puso tan hermoso el vestido que mereció la fama de inventor primero.

11. Ignorante Roma de esta « delicada locura »24 (así la llama mi venerado Agustino), vivió, ocupada los ojos en la fiereza de sus arenosos circos, sin estos deliciosos teatros trescientos treinta y nueve años (tan tarde llegan las letras adonde viven las armas). Entró esta ignorada peste en Roma por otra peste. Para aplacar una, introdujeron otra. El suceso fue éste.

12. Siendo cónsules Cayo Sulpicio y Cayo Licinio Estolón, {fol.4} padeció Roma una inmedicable pestilencia. Desesperados de la medicina, introdujeron los juegos escénicos, las tragedias y comedias para aplacar a sus falsas deidades. Así lo refiere el príncipe de la historia romana, Tito Livio, lib. 7 : Sulpitio Potito, C. Licinio Stolone Cons. pestilentia fuit eo (anno) nil dignum memoria actum, nisi quod pacis Deum exposcendae causa ; tertio tum post conditam Vrbem lectisternium fuit; et cum vis morbi, nec humanis consiliis, nec ope diuina leuaretur, victis superstitione animis, ludi quoque Scenici, noua res bellicoso populo (nam Circi modo spectaculum fuerat) inter alia coelestis irae placamina instituti dicuntur25. Lo mismo refiere y traslada Valerio Máximo26.

13. Pasa a los cortos principios que tuvieron estas representaciones y la primera miseria de sus teatros. Y agraviara el grande juicio de este autor si le callara la grande sentencia que después escribe (esta Aprobación no es para quien sólo sabe romance y así me perdonarán que traslade el latín): Inter aliarum parua principia rerum, ludorum quoque prima origo ponenda visa est, vt apparet [yo leo vt appareat] quam ab sano initio res in hanc, vix opulentis Regnis tolerabilem insaniam venerit27 (« He referido – dice su grande juicio – entre los otros pequeños principios de cosas grandes, el origen de los juegos escénicos, para que conste de qué principio tan sano ha crecido a tal locura, que ni aun a los reinos más opulentos parece tolerable »). Vix tolerabilem insaniam : comedias de tanto gasto, un gentil las llama « intolerables locuras ».

14. He propuesto esta censura que da un gentil a las comedias romanas, para que vean los autores de la contraria opinión que no sólo no oscurezco sus argumentos, sino que procuro adelantar, cuanto alcanza mi cortedad, sus razones, porque no pretendo decidir la duda enflaqueciendo la sentencia contraria, sino fundando la mía, y por eso la desenvuelvo desde su fundamento primero.

15. Con este juicio de Tito Livio, ninguno extrañará que los Padres condenen lo que un gentil reprobó y, para crecer más la razón contraria, lo que el grande Catón resistió en el Senado romano, que se opuso constante a la licencia de sus teatros. Tales eran sus comedias, que aun no las podían ver los gentiles.

16. Pues, ¿ qué comedias eran ? Éste es el blanco del argumento, éste es el camino para hacer el juicio verdadero. De los {fol.5} mismos Padres que condenan las comedias, mostraré con claridad y verdad cuáles eran. Sus mismos testimonios han de ser agrias censuras para unas y tácitas aprobaciones para otras. Hablen en tanta causa los Padres y callemos para aprender de sus voces.

17. Muchos escriben contra ellas, pero los principales son Tertuliano, con su severo ingenio, Lactancio Firmiano y Arnobio; Crisóstomo y Jerónimo más de paso ; Cipriano, Nacianceno, Ambrosio, Atanasio, Cirilo y Julio Fírmico. No es agravio callar a otros, pero fuera prolijidad referirlos.

18. Ya escucho que me censuran haberme olvidado de Agustino. Pues no es olvido sino respeto: esta pluma hace coro aparte, este divino ingenio, exceso de todo lo humano, que lo supo y escribió todo, es el que en sus altísimos libros de la Ciudad de Dios trata esta cuestión pro dignitate28. Enamorado de su elocuencia, venerador de su sabiduría, seguiré sus discursos, propondré sus argumentos, aclararé su intención, mostraré su fin y, siendo luz a mi resolución29, cumpliré con mi respeto y aseguraré el acierto.

19. Todas las velas de su elocuencia (afrentando30 sin lisonja a Cicerón) descoge31 Agustino en estos divinos libros contra los teatros romanos. Más los arruina con su estudio que pudo derribarlos el tiempo. Para aclarar materia tan dudosa, necesitamos ver lo que condena. Lo que condenan los Padres, y Agustino capitán de todos, en las comedias, es su institución, su estilo y su daño.

20. Fue la institución (como se ha visto) de las comedias aplacar la ira de sus dioses, irritada en el contagio: Ludi Scenici ... inter alia Coelestis irae placamina instituti dicuntur32. Fue el origen de su cuna la supersticiosa idolatría. Duró muchos siglos en Roma la gentilidad. Siendo Constantino Magno el primer emperador que volvió con su fe el semblante al mundo33, no pudo vencer los ánimos del Senado y, por eso, en mi juicio, se determinó a fundar la cabeza de su imperio sobre las ruinas de Bizancio en su celebrada Constantinopla, acción que la juzgaron muchos autores34 vanidad, y yo sabia política. Pretendió vencer a Roma desde fuera ya que no podía desde dentro, mudarla con enflaquecerla, convertirla con despoblarla. El no haberlo conseguido no atrasa35 que pudiese ser éste su intento.

21. Viviendo Roma todos estos siglos o enteramente gentil {fol.6} o con poca plebe cristiana, celebraban los gentiles sus comedias y frecuentaban sus teatros. Eran las representaciones a sus falsos dioses. Pues, ¿ cómo habían de tolerarlas los Padres ? ¿ Cómo podían no acusar a los cristianos que iban a beber por los ojos y por los oídos idólatras supersticiones entre mentidos halagos ? ¿ Qué paciencia podía tolerar invocaciones a un Marte adúltero y a Venus incontinente ?

22. No pudieron los emperadores cristianos, sucesores de Constantino, mudar tan enteramente las facciones al rostro del mundo, que no fuese necesaria mucha pausa de la política humana para que acabase el tiempo lo que no podía ejecutar el brazo. Su hijo Constancio degeneró con Arrio; el impío Juliano Apóstata pretendió arruinar lo edificado; entraron los restantes emperadores en un mar tan tormentoso que, como diestros pilotos, cedieron a la furia del viento y se dejaron llevar de la agua. Caminaron con esta destreza, permitiendo a los gentiles algunos templos y aras, hasta que, en tiempos del grande Teodosio, por consejo de Ambrosio, los prohibió la ara de la diosa de la Victoria y el templo de las vírgines vestales. Contra este decreto salió el elocuente gobernador de Roma, Simaco, y oró al emperador por la restitución de la diosa Victoria y las vestales; hizo una oración elocuentísima, salió a la defensa de la razón Ambrosio, y con divina elocuencia oró con tal eficacia que convenció al enemigo y consiguió que se renovase el decreto. En esta grande batalla de elocuencias, compusieron aquel celebrado dístico que lo dice con vivísima hermosura :

Dicendi palmam Victoria tollit amico,
Transit ad Ambrosium, plus fauet ira Deae36.

23. Vivían en este siglo Agustino, Tertuliano y Cipriano, Jerónimo, etc., con que juzgaron digno empleo de sus plumas escribir contra tales comedias y idolátricas representaciones, acusar a los que las miraban y dar las censuras que merecía tan ajena37 vista.

24. Y porque no se imagine conjetura mía este juicio, me parece que le aclara el profundo Tertuliano en cuanto escribe contra las comedias. En el lib. 2, de Spectac., cap. 3, toma por basa de su discurso y fundamento que no era lícito frecuentar los teatros por haber tenido su origen en la idolatría : Quia ex Idolatria vniuversa Spectaculorum paratura constat38. Este origen prueba en el cap. 24, donde llama al teatro, con aira{fol.7}da elocuencia, « iglesia del Diablo, templo del Demonio » (Ecclesiam diaboli)39. En el cap. 17, lo intitula « consistorio de la lascivia » (Priuatum Consistorium impudicitiae)40. En el cap. 26, refiere de una cristiana que volvió del teatro endemoniada y, retóricamente abogando por el infeliz espíritu que la había ocupado, dijo que podía decir por disculpa el demonio : « Justamente ocupé su cuerpo porque la encontré en mi territorio » (Iustisimè quidem feci, in meo enim inueni)41.

25. No hubo comedia antigua que no fuese profana dos veces : en la institución y en el objeto. Se instituyeron para honrar falsas deidades ; ésta fue ceguedad de la idolatría. Representaban sus torpísimas mentiras como divinas glorias ; esto era divinizar más con el metro lo supersticioso. Contra estos errados festejos sale airado Agustino, lib. 7, de Ciuitat. Dei, cap. 26 : Quid sunt ad hoc malum Mercurij furta, Veneris lasciuia, & turpitudines coeterorum, quae proferemus de libris, nisi quotidiè cantarentur, & saltarentur [in]42 theatris43. Pinta con divina elocuencia en este capítulo los cultos que daban a la grande madre de sus dioses, y dice que aun un gentil como Varrón se afrentó de escribirlos44. Deffecit interpretatio45, erubuit ratio, conticuit oratio, vicit Matris magnae omnes Deos filios, non numinis magnitudo, sed criminis46. ¡ Divino decir ! Por su vida, que lean los curiosos este capítulo para que se admiren. Prosigue acusando sus lascivos cultos y dice que son honestos, en comparación de estas abominaciones, los latrocinios de Mercurio, las lascivias de Venus, las corrupciones de la restante turba de deidades, que las refiriera de sus libros si cada día no se cantaran y representaran en sus teatros. Éstas eran sus representaciones.

26. No dudó por este motivo el elocuentísimo san Cipriano llamar a los cristianos que frecuentaban los teatros « »ácitos desertores de Cristo »47, porque convenir48 a celebrar las fiestas de dioses falsos, tácitamente es aprobar sus falsedades y abonar sus mentiras : Quando id – escribe Cipriano – quod in honore alicuius Idoli ab Ethnicis agitur, a fidelibus Christianis spectaculo frequentatur, & Idolatria Gentilis asseritur, & in contumeliam Dei, Religio vera & Diuina calcatur49.

27. Sinceramente digo que he echado menos, en los que impugnan nuestras comedias con los testimonios de los Padres que censuraron las antiguas, que no pasasen los ojos a ver qué {fol.8} contenían, quiénes las representaban y a quién se hacían. Sin este conocimiento perfecto, no se puede hablar fundado. Mucho cuesta de estudio el desenvolverlo, pero a más obliga el limpísimo amor de la verdad. Y punto donde se aventura si es pecado o no, ni se puede excusar con facilidad, ni afirmar sin grave meditación.

28. Juzgo cierto, por los testimonios producidos, que siempre representaron los gentiles las comedias y nunca los cristianos. No tengo testimonio expreso ni le he hallado, pero me fundo en una prudentísima conjetura y es que nunca los Padres hablan contra los cristianos que las representan, sino contra los cristianos que las miran: reprehenden que las vean; mejor acusaran si supieran que las representaban y componían50.

29. También juzgo cierto que todas eran en honor de sus falsas deidades. Tengo la misma razón, porque siempre mencionan estas necias torpezas de sus dioses y sus supersticiosos cultos. A estas razones tan poderosas se arrima otra bien eficaz, y es el fervor que en aquellos primeros siglos encendía los pechos cristianos. Todos los primeros principios son más fervorosos, que hasta en la eficacia de los afectos de la alma pretende extender su jurisdicción el tiempo. Vivían tan ceñidos a sus leyes, que aun muchos pretendían que habían de ser leyes las supererogaciones51. En esta profesión de religión tan ceñida, no puedo presumir que pasasen a emplear sus personas en la superstición de los teatros, sino que sólo ocupaban los ojos.

30. No podían los Padres dejar de censurar agriamente esta vista, porque mal podían los gentiles abominar aquellas supersticiones si veían que los cristianos las abrazaban con sus ojos. Era una tácita aprobación de su error, una muda recomendación de su falsedad. Creían que no reprobaban lo que veían, que no condenaban lo que miraban52, ocasionando dos males: que los gentiles no se hiciesen cristianos y que los cristianos, en lo exterior, pareciesen gentiles.

31. Ni es muy agria la censura que dan de llamarlos « desertores de la fe » y como « tácitos apóstatas de la religión »53, porque si hoy fuera algún cristiano a escuchar las explicaciones del falso y ridículo Alcorán y frecuentara sus mezquitas, es cierto que no fuera exceso darle este severo vocablo. El {fol. 9} ejemplo es tan cabal que no hallo desigualdad en él.

32. Pasemos de su institución al estilo. Éste era tal que las mismas plumas sagradas que condenan estas comedias dicen que se corren de referir lo que se dice y de acusar lo que se hace : Vt ad scenae sales inuerecundos transitum faciam, et pudet ‒ dice Cipriano ‒ referre, quae dicuntur, pudet etiam accusare, quae fiunt54. En la Epist. 255, dilata más su elocuencia, describiendo las falsedades de sus representaciones.

33. Lleva la palma Agustino y exclama en estas divinas voces, lib. 2, de Ciu. Dei, cap. 4 : Coelesti Virgini, & Berecynthiae Matri Deorum omnium, ante eius lecticam die solemni lauationis eius56 talia per publicum cantitabantur a nequissimis Scenicis, qualia, non dico matrem Deorum, sed matrem qualiumcumque Senatorum, vel quorumlibet honestorum virorum, imò vero qualia, nec matrem ipsorum Scenicorum deceret audire57.

34. (« Tales indecencias cantaban los representantes a Berecintia, madre de sus dioses, que no las consintieran de sus madres los Senadores »). « Porque tiene hacia los padres la naturaleza – prosigue Agustino – impreso un carácter de estimación que no le acierta a borrar la mayor maldad » (Habet enim quidem erga parentes humana verecundia, quod nec ipsa nequitia possit auferri)58. « Con tan feos elogios de cánticos la servían que no sólo se afrentaran los Senadores y los varones honestos de que los cantaran a sus madres, las madres de los mismos se corrieran de oírlos ».

35. Admiren ahora su elocuencia : Quae sunt sacrilegia, si illa erant sacra ? aut quae inquinatio, si illa lauatio ?59 (« ¿ Cómo son los sacrilegios si éstos eran los sagrados cultos ? ¿ Cómo sería el mancharse si esto era el limpiarse ? »).

36. Pido a los eruditos que lean el cap. 6 del lib. 6, porque es tan divina la elegancia, que se conoce es más que humana. Va condenando las indecencias teatrales y cómo eran culpables en ellas sus dioses, no sólo porque se celebraban en su honor, sino porque las mandaba su impiedad. Y dice : « Sólo hallo una disculpa de que se ejecuten a honor de vuestros dioses estas torpezas en los teatros, y es que las mismas ejecutáis en los templos » (Sed ideò nihil pudet ad obsequium Deorum talia gerere in theatris, quia similia geruntur in Templis)60. Léase todo este cap. 6 y el 7 siguiente, y me estima{fol.10}rá el que los leyere las citas61, y puede proseguir hasta el cap. 10.

37. Con tan indecente estilo se adornaba su escandaloso teatro que, siguiendo las altas estampas de los Padres, no seré largo en referir sus torpezas, porque quedan más prudentemente reprobadas cuanto quedaren más escondidas. Y más quiero que echen los leídos menos lo que callo, que no que me fiscalice la prudencia humana el juicio. Hay cosas que se deben decir sin decirse y que se explican mejor cuando dejan de explicarse, porque fuera manchar el papel llenarle de tan feo borrón.

38. Dos elegantes testimonios escribiré, omitiendo infinitos, del elocuentísimo Crisóstomo, que en la homilía de los que dejaban los sermones por acudir62 a los teatros los llama « universal corrupción de las ciudades » (Communem Ciuitatum corruptelam)63. En la hom. 6 sup. Math., llama a los teatros « oficinas del demonio » (Doemonium officinas)64. Lo mismo escribe tom. 1, Homil. quad. de Dauid, & Saul65 ; y con más hermosura, hom. 5, in epist. ad Tit. : Pernoctationes execrando fiebant, mulieresque ad ea spectacula vocabantur. O scelestum illud nocturnum, funestumque spectaculum! In theatro fiebat ea pernoctatio, & virgo inter adolescentes insanos, atque ebriam turbam sedere cogebatur. Tenebrosa profecto celebritas, & execranda omnino opera, quae ab ipsis in ea celebritate peragebantur66. Lo mismo acusa de las indecencias que ejecutaban estas noches teatrales Lactancio, lib. 6, cap. 2367 y el mismo Crisóstomo en muchas partes : en la hom. 69 sup. Math.68, en la hom. 57 in Ioan69, en la hom. 62 ad popul.70

39. (« Hasta las vísperas de las comedias eran execrables. Pernoctaban – dice Crisóstomo – en el teatro y concurrían, llamadas del culto, las mujeres. ¡ Oh delincuente, nocturno y funesto espectáculo ! Corría en el teatro la noche, y la doncella se veía obligada a sentarse entre mancebos locos y plebeyos enajenados. ¡ Oscura celebridad71 y execrables acciones las que se ejecutaban en tan tenebrosos teatros! »).

40. El otro testimonio será del insigne Lactancio, lib. 6, cap. 20 : In Scenicis nescio an sit corruptela deterior, an vitiosior72 ; nam & Comicae Fabulae de stupris virginum loquuntur, aut amoribus meretricum, & quo magis sunt eloquentes, qui flagitia illa finxerunt, eo magis sententiarum elegantia persua{fol.11}dent, & facilius inhaerent audientium animis versus numerosi, & ornati. Item tragicae historiae subijciunt oculis, parricidia & incesta Regum malorum, & cothurnata scelera demonstrant, histrionum quoque impudicissimi motus, quid aliud, nisi libidines docent, & instigant ? Quorum eneruata corpora, & in mulierem incessum, habitumque mollita, impudicas foeminas inhonestis gestibus mentientes: quid de mimis loquar corruptelarum praeferentibus disciplinam ? Qui docent adulteria dum fingunt, & simulatis erudiunt ad vera ? Quid iuuenes, aut virgines faciant, cum & fieri sine pudore, & spectari libenter ab omnibus cernunt ? Admonentur vtique quid facere possint, & inflammantur libidine, quae aspectu maximè concitatur ac se quisque pro sexu in illis imaginibus praefigurat, probantque illa dum vident, & adhaerentibus vitijs corruptores, ad cubicula reuertuntur73.

41. Éste es el más elocuente testimonio (exceptuando los de Agustino) de los antiguos Padres, porque lo comprehende todo con claridad, distinción y nervosidad. Distingue entre las comedias y tragedias y averigua qué tratan y qué ocasionan. Pasa a los que las representan y las miran, y describe sus invencibles daños.

42. « ¿ Qué tratan – dice – las comedias ? Tratan de los estupros de las vírgenes o los amores de las mujeres perdidamente fáciles ». Éstos eran los argumentos de aquellos corruptos siglos y, a lo menos, si otros eran más honestos, no pasa, como prudente, a condenarlos, porque sólo expresa éstos. « ¿ Qué tratan las tragedias ? Parricidios e incestos de reyes delincuentes, coronando con elogios sus delitos » (Cothurnata scelera demonstrant). Nunca tomaron aquellos infelices ingenios argumento racional delectablemente honesto. Siempre tuvieron tan corruptos los ánimos como los cuerpos.

43. Pasa a los representantes y repara sus daños : « ¿ Qué son los que ejecutan semejantes corrupciones sino maestros de la impureza y preceptores de la lascivia ? ¿ Qué obrará el mancebo y la doncella cuando mire obrar al perdido lo que el teatro todo está mirando y aplaudiendo ? » No es justo traducir más. El que entendiere latín conocerá cuán prudentemente lo excuso.

44. Es digna advertencia reparar que todos los testimonios de los Padres hablan de comedias representadas por genti{fol.12}les y nunca declaran que fuesen los representantes cristianos, y es cierto que quienes tanto censuraban74 que las viesen, más se irritarían si las representasen : grave olvido fuera censurar lo menos y callar lo más. Este silencio, que no pasa de argumento negativo, como llamamos en las escuelas, pasa a ser por esta razón argumento positivo, porque no pudiendo presumir de los Padres tan ajeno75 olvido, hace juicio infalible de lo contrario. Todos sus argumentos son contra los que frecuentan los teatros, los aplauden, los miran, pernoctan en ellos. Nunca escriben voz contra los que los representan. A ser cristianos los actores, no lo callaran.

45. La segunda advertencia es el argumento de sus comedias : siempre fue indigno, lascivo y insolente. Consta de Agustino y de Lactancio. Dos argumentos señala : De stupris virginum, aut amoribus meretricum : o malas vírgenes, o peores casadas. Las tragedias, otros dos : o reyes parricidas, o incestuosos, haciendo a estos delitos escalones para sus falsos imperios. Con estos venenos por objeto de sus comedias, ¿ cómo podían salir los números76 ? Eran horror de los ojos y escándalo de los oídos.

46. Hemos averiguado su institución y su estilo. Pasemos al daño, y éste sale claro de tal institución y tal estilo. Pero entre la consecuencia del daño se aclara más el principal argumento.

47. Pasa mi Agustino a los altos inconvenientes que ocasionaban estas profanas representaciones y, para corregir este bien recibido veneno, dilata con rara hermosura todas las velas77 de su elocuencia. Habla en muchísimos capítulos de la grande Ciudad de Dios – obra tan grande que aun su modestia la dio tres veces este nombre : en el Proemio : Hoc autem de Ciuitate Dei grande opus tandem ... est terminatum ; en el cap. 1 : Magnum opus, et arduum, sed Deus adiutor, noster est ; y en el fin de la obra, con esta elegante cláusula : Videor mihi debatum78 ingentis huius operis, adiuuante Domino, reddidisse79. ¡ Oh mi Dios ! ¿ Cómo será el libro que a la modestia y ciencia de un Agustino parece grande ?

48. No excuso advertir a los eruditos un reparo que he sacado de la repetida lectura de esta divina obra, y es que, condenando Agustino con tan agrias censuras los teatros, lo menos que condena es las comedias. Absolutamente afirma {fol.13} que eran las fiestas más tolerables. ¡ Grande arrojo fuera, a no tener testimonio, no tirado y truncado80 como se usan, sino claro y expreso !

49. Va reprobando todos sus gentílicos, supersticiosos empleos y, como quien lo supo comprehensivamente todo, va numerando los juegos, los espectáculos, las cantinelas que llamaban sacras, las lavaciones y purificaciones y, por último, las comedias y tragedias. Llega a hacer juicio de ellas en comparación de los otros empleos y dice que estas comedias y tragedias eran las más tolerables, menos torpes y menos indecentes. Escuchen sus elegantes voces, lib. 2, de Ciu. Dei, cap. 8: Adulterum Iouem si Poetae fallacitèr prodiderunt : Dij hi vtique, quia casti, quibus tantum nefas per humanos ludos confictum est, non quia neglectum est, irasci ac vindicare debuerunt ; & haec sunt Scenicorum tolerabiliora ludorum, Comoediae, scilicet & Tragediae ; hoc est fabulae Poetarum agendae in Spectaculis, multa rerum turpitudine, sed nulla saltem, sicut alia multa, verborum obscaenitate compositae, quas etiam inter studia, quae honesta, ac liberalia vocantur, pueri legere, & discere coguntur a Senibus81 (« Lo más tolerable de sus juegos – dice Agustino – eran las comedias y tragedias, esto es, las fábulas de los poetas que se representaban en los teatros, porque si éstas tenían la torpeza del argumento, no tenían, como otros juegos, la obscenidad de las palabras – nulla saltem obscaenitate compositae »). Si la curiosidad deseare saber qué juegos eran los que llama Agustino tan execrables que, en su comparación, eran las comedias honestas, satisfaré a la noticia con la prudencia: eran los juegos sagrados, eran sus sacrificios. Tales eran que eran mejores sus teatros que sus templos, sus licencias que sus cultos. ¡ Con qué modestia y discreción se lo dice !: Nolo dicere illa mystica, quam illa theatrica, esse turpiora82 (« No quiero decir que era más torpe lo místico del templo que lo profano del teatro »). Diciendo que no se lo quiere decir, se lo dice. Aprendan, pues, de Agustino a decir las reprehensiones agrias con discreta reverencia : todo lo enseña este monstruo a lo divino. Eran, pues, los sacrificios que llamaban fiestas bacanales, saturnales y florales. Tales eran que, por decreto del Senado, se desterraron las primeras de Italia. He cumplido para los sabios con la noticia, y en no individuar83 {fol.14} la torpeza de las fiestas, debo cumplir con la prudencia. Los eruditos leerán a Lactancio, lib. 1, cap. 2084; Arnobio, lib. 7, contra Gentiles85; Alejandro ab Alexand., lib. 6, cap. 886.

50. Entremos en los daños que halla el estudio de Agustino y de los Padres. Servían estas comedias de deshonrar sus deidades, autorizar delitos y mandar torpezas. Eran sus argumentos lascivias de sus deidades, hurtos, parricidios y alevosías. « Proponían sagrados los vicios para que, con la autoridad divina, se encendiese más la lascivia humana » (Deorum facta pessima imitanda proponentes, ut tanquam auctoritate diuina, sua sponte nequissima libido, accenderetur humana)87. Este capítulo del lib. 2, cap. 14, es elocuentísimo, porque va haciendo una contradicción entre Platón, que desterró de su República los poetas por deshonrar con sus fábulas los dioses, y entre sus mismos dioses que se deleitaban con estas torpes, fabulosas representadas mentiras. Y infiere la falsedad de sus dioses de que mejor era Platón, que desterraba las torpezas, que los dioses que se deleitaban con ellas, como ellos fingían.

51. « Dicha fuera – escribe su elocuencia – que estas representadas maldades de sus dioses parecieran dignas de risa y no de imitación » (lib. 2, cap. 9: Atque ab eorum cultoribus vtinam solo risu, ac non etiam imitatione, digna viderentur)88. No era risa, sino ejemplo ; no era diversión, sino mandato. ¿ Quién no había de querer parecerse a sus dioses, imitar sus acciones y seguir sus estampas ? « Escucho – dice su pluma, lib. 1, Confes., cap. 18 – a Júpiter tronando y adulterando89, y es cierto que no podía casar estos extremos. Pero con esta falsedad hacían que tuviese el verdadero adulterio autoridad para ser imitado y el falso trueno desprecios, de mal oído »90. « Más mintieron – dijo discreto Píndaro in Olymp. – en atribuirle los rayos que los adulterios »91. Nonnè ego in te lego & tonantem Iouem & adulterantem ? Et vtique non posset haec duo ; sed actum est, vt haberet auctoritatem ad imitandum verum adulterium, lenocinante falso tonitru.

52. « ¿ Quién escuchara – exclama Agustino – adulterando a un Júpiter venerado por su dios óptimo, máximo, que no mirara como honor de su culto el adulterio, como sacrificio de su religión el delito, como ara de su templo lo inhonesto, y como víctima de su altar lo lascivo ? »92. Imitar a quien {fol.15} se venera no sólo es culto sino lisonja, obrar lo que sus dioses habían obrado merecía altares y no suplicios. ¿ Qué importa que mandasen lo contrario sus leyes si creían que habían obrado lo contrario sus dioses ? ¿ Cuál ley era más imperiosa: la voz humana o la acción divina, el respeto a lo escrito o la reverencia a lo obrado ? ¿ Cuál tiene más autoridad: voces humanas o acciones divinas ? ¡ Oh errados entendimientos ! Permitan que diga que proponer tales delitos en sus deidades era canonizar los vicios.

53. Va adelantando aquel divino ingenio los argumentos y propone este delicadísimo, lib. 2, cap. 7 : « O es verdad o mentira lo que dice el poeta en la comedia de vuestros dioses. Si es mentira, ¿ cómo no se enoja y se venga ? ¿ Para cuándo guarda Júpiter sus rayos si no castiga los imputados adulterios ? Si es verdad, sobre lo errado del culto mandaba imperioso el ejemplo. ¿ Cómo dejaré yo de ejecutar, diría el flaco hombre, lo que ejecutó un dios ? ¿ Y qué dios? No menos que el que ocupa la esfera y con sus rayos estremece los orbes. Pues, ¿ cómo he de resistir lo que no pudo vencer un dios ? Afrenta fuera de su deidad mi resistencia, lisonja será de su genio mi ruina, con gusto tropiezo pues te miro » (At quem Deum – inquit – qui Templa Coeli summo sonitu concutit, ego homuncio id non facerem? Ego verò illud feci, ac lubens)93.

54. Era invencible el daño que, con traje de risa, introducía este amable veneno. Y para apurar toda su malicia al vaso, dilata mi Agustino este elocuentísimo argumento. « Mira celebrado el joven el adulterio de Júpiter, escucha lo que Platón enseña y lo que Catón practica ». ¿ Cuál le moverá más a la imitación : lo que hizo su dios o lo que escribió un hombre ? ¿ La autoridad divina o la voz humana ? ¿ A quién no arrastran divinos ejemplos ? ¿ A quién no violenta el entendimiento para desear imitar lo que se llegó a créer ? Cuanto más firmes en la adoración, habían de ser más cómplices en la maldad, porque ejecutar sus mismas maldades era nueva solemnidad de creerlas. Eran los delitos protestaciones94, pues pareciera tibio crédito dejar de obrar lo que veneraban en su dios. Era faltar a lo creído no seguirle los pasos de errado. « En la comedia de vuestro Terencio, se excusa el perdido joven del adulterio mirando la tabla de Júpiter cuando en lluvia de oro bajó para conquistar a Dánae. Aquella fal{fol.16}sa autoridad es todo el patrocinio de su error » (lib. 2, cap. 7 : Magis intuentur quid Iupiter fecerit, quam quid docuerit Plato, vel censuerit Cato. Hinc apud Terentium flagitiosus adolescens spectat tabulam quandam pictan in pariete, ibi inerat pictura haec, Iouem quo pacto Danae mississe aiunt in gremium quondam imbrem aureum, atque ab hac tanta auctoritate adhibet patrocinium turpitudini suae, cum in ea se iactat imitari Deum95).

55. Esta verdadera razón y sincera causa del daño que traían aquellas comedias, la expresan con sus testimonios todos los Padres que escribieron contra ellas. Nunca se desvían ni apartan a otro objeto, porque éste fue su grave y justísimo reparo. Esto le obligó a Tertuliano a que con áspero ceño llamase a sus poetas « deshonradores de sus deidades » (in Apolog., cap. 24, Dedecoradores Deorum)96. Nunca dan otra razón sino que hacían con sus comedias religiosos los delitos y ambiciosos97 los pecados.

56. En causa tan grave, no he de escribir línea que no la autorice con testimonio expreso de santo. Propongo los más testimonios que hablan en términos98 para que conste la verdad con tan abonados testigos.

57. Quien se acerca mucho a las elegancias de mi Agustino es san Cipriano, Epist. 2 ad Donat. : Exprimunt impudicam Venerem, adulterum Martem, Iouem illum suum, non magis Regno, quam vitijs, Principem, in terrenos amores cum ipsis suis fulminibus ardentem, nunc in plumas oloris99 albescere, nunc aureo imbre defluere, nunc in puerorum pubescentium raptus ministris auibus prosilire. Quaere iam an possit esse, qui spectat integer, vel pudicus. Deos suos, quos venerantur, imitantur ; fiunt miseris religiosa delicta100.

58. (« Describen a Venus lasciva, a Marte adúltero, a Júpiter mayor príncipe por sus vicios que por sus reinos, ardiendo con sus rayos en feos amores ; ya le blanquean como cisne, ya le doran con la lluvia de Dánae, ya le sirven ministros las aves para arrebatar a su amado Ganimedes. ¿ Podrá ser el que esto mira casto, el que tal escucha honesto ? Imitan a los dioses que veneran. Tan miserables se vuelven, que se les hacen religiosos los delitos »).

59. Sigue el gran Nacianceno, Orat. in sanct. Lumin. : Quod flagitiosos Deos, & vitiorum Patronos effinxerunt, vt pecca{fol.17}tum non modo crimine careat, sed praeclarum etiam, ac diuinam censeatur; ad ea videlicet, quae pro Dijs adorantur, defensionis causa confugiens : quis tandem illis persuaserit, vt placidi, & moderati sint, cum Deo perturbationum Duces, & Patronos habeant, vbi vitium, non modo turpe, sed honorificum etiam existimatur, vtpotè Deorum aliquem protendens, cuius ista perturbatio sit, atque aris, & sacrificiis ornatur101.

60. (« Fingieron los antiguos – dice Nacianceno – a sus dioses delincuentes y patronos de los vicios para que no sólo no fuesen sus pecados culpables sino venerables y divinos, pues a cada culpa suya podían recurrir a un dios suyo por defensa. ¿ Quién los podían persuadir a que fuesen moderados si veneraban unos dioses inquietos y perturbadores adonde no sólo no quedaba torpe el delito sino canonizado, pues se veneraba con aras y sacrificios en el templo ? ») Siendo éstos los argumentos de sus comedias, poca censura es llamarlas profanas cuando merecen el vocablo de sacrílegas.

61. Prosigue el dulce y elocuente Ambrosio, lib. 1, de Virgin. : Quid de Sacris Phrygijs loquar, in quibus impudicitia, disciplina est, atque vtinam sexus fragilis. Quid de Orgijs Liberi vbi Religionis mysterium est incentiuum libidinum. Qualis ergo ibi potest esse Sacerdotium, vbi colitur stuprum Deorum ?102

62. (« ¿ Qué diré – exclama Ambrosio – de las fiestas sagradas frigias adonde toda su doctrina es la incontinencia y fuera dicha que recayera en el sexo más enfermo ? ¿ Qué de las fiestas de Baco, adonde el ministerio103 de sus aras es encender las torpezas ? ¿ Cómo será la vida de los sacerdotes adonde se venera la lascivia de sus deidades ? »).

63. Prosigue Atanasio, Orat. cont. Gentil. : Hinc mala in homines ingenti numero incubuerunt, quum enim viderent Deos suos istiusmodi rebus oblectari, statim eos ijsdem delictis aemulati sint104, egregium facinus arbitrati, si exemplum eorum, quos summos censebant, imitarentur105.

64. (« De este error – dice Atanasio – les crecieron sus males, porque viendo que sus dioses se deleitaban representándolos y cantándolos sus delitos, al instante empezaron a emularlos, juzgando heroica hazaña imitar las acciones de los que veneraban tan supremamente grandes »).

65. « Estos delirios – dice el insigne Agustino, lib. 1, Confes., cap. {fol.18} 16 – fingía con sus versos Homero divinizando a los hombres perdidos y dándolos soberanos honores, para que los pecados no pareciesen delitos y para que cualquiera que imitase sus torpes licencias no le calumniaran de que seguía las pisadas de hombres perdidos, sino le alabaran de que imitaba las estampas de dioses soberanos » (Haec fingebat Homerus, sed hominibus flagitiosis divina tribuendo, ne flagitia putarentur, & vt quisquis ea fecisset, non homines perditos, sed Coelestes Deos viderentur imitatus)106.

66. Siguen Cirilo, lib. 7, cont. Julian., y Arnobio, lib. 5, contr. Gentil. : Apud illos inuenio Deos ab absurdis non abhorrentes, & ad obscaenas voluptates omnes se conferentes: eum autem, qui didiscerint adorare pessimis omnibus irretitos, quis postea futurus sit, dicere praetermito107. El mismo concepto sigue Arnobio y por esto los he unido : Aut quis suas comprimere cupiditates a cognatis valeat, reuerendisque personis, cum apud superos sanctum nihil in libidinum videat confusione seruatum ?108

67. (« ¿ Cómo serán – exclama Cirilo – los que veneran torpes y lascivos ? » « ¿ Cómo podrán deponer los delitos – dice Arnobio – con la reprehensión de sus parientes y respetados amigos, cuando ven que en lo santo de sus dioses falsean todas las leyes naturales de la razón en sus vicios ? »)

68. Julio Fírmico, lib. de error. proph. Relig., cap. 13, lo reprehende con grande copia de elegancia : Quicumque haec sacra Deorum deuota mente venerantur ; quicumque placet superstitionis istius metuenda contagio, aut malis suis solatium quaerit, aut facinora eorum tacita cogitatione collaudat, hoc optans, hoc quaerens, hoc vtique magnoperè desiderans, vt & sibi liceat, quod Dijs suis licuit, & vt se ad consortium talis vitae morum similitudine perducat, adulterio delectatur aliquis, Iouem respicit, & inde cupiditatis suae fomenta conquirit : probat, imitatur & laudat, quod Deus suus in Cygno fallit, in Tauro rapit, in Satyro ludit ; & vt liberalis in flagitijs esse consuescat, quod inclusam Regiam virginem, ex auro largitèr fluente, corrumpit : puerorum aliquis delectatur amplexibus ? Ganymedem in sinu Iouis quaerat : incestum desiderantibus, a Ioue sumantur exempla ; cum matre concubuit, sororem duxit vxorem, & vt integrum facinus impleret incesti, filiam quoque ani{fol.19}mo corruptoris aggressus est109.

69. (« Cualquiera – dice Julio Fírmico – que con devoto rendimiento venera estos dioses sagrados, a cualquiera que le agrada este temeroso contagio de su impura superstición, o busca consuelo a sus vicios, o los tributa mentales elogios, deseando, buscando y apeteciendo que le sea lícito lo que fue lícito a sus deidades, juzgando que el modo de subir a la compañía de su trono es pisar los escalones de su ejemplo. ¿ Se deleita un perdido con el adulterio ? Pues mira a Júpiter, y de su vista saca materia a su llama: aprueba, imita y alaba que engaña como cisne, que roba como toro a Europa, que como lascivo sátiro lucha en la campaña ; y, para ser no sólo liberal sino pródigo en su vicio, contempla la larga lluvia de oro para conquistar a la encerrada Dánae. ¿ Se deleita con los brazos de su sexo ? Pues también mira a Ganimedes más en los brazos de su dios que en su trono. ¿ Desea pasar al horror de incestuoso ? Su Júpiter le ministra largo ejemplo: acompañó a su madre, dio la mano a su hermana y, para llenar enteramente la grande hazaña de incestuoso, intentó contra su hija abominables y torpes licencias »).

70. ¿ A quién, señores, no da horror imaginar que éstas eran sus comedias, éstos sus sacrificios y cánticos, y éstos sus espectáculos más que funestos ? ¿ Qué cristiano podía, sin grave culpa, autorizar tales abominaciones con su asistencia ? De testigo pasaba a cómplice, pues mostraba que no disentía su entendimiento de lo que aprobaba el sentido. ¡ Qué desorden derramado de especies recibirían sus ojos ! Confieso que levanto la pluma medroso, porque me da horror el escribirlo, aunque sea para reprehenderlo.

71. Siendo tan delincuentes sus templos, aún eran más abominables sus teatros, porque quedaban más impresas en los teatros las abominaciones de sus templos. « Conducen mucho para la memoria – dice Agustino – los números110, porque son orden »111. Aquellos versos concertados y armónicos que escuchaban, era una nueva impresión de sus vicios, porque así quedaban más fijos en sus mentes.

72. {fol.20} « Más tolerable fuera – exclama Agustino – el divino honor a Catón que a tanta impura deidad » (lib. 1, cap. 32 : Tolerabilius diuinos honores Catoni)112. « Errasteis – dice profundo Tertuliano in Apollog. – no sólo en los dioses que hicisteis, sino en los que dejasteis, porque menor engaño fuera haber hecho dios de la sabiduría a Sócrates, de la justicia a Arístides, de la milicia a Temístocles, de la elocuencia a Cicerón, de la felicidad a Sila, de la riqueza a Creso, de la majestad a Pompeyo y de la gravedad a Catón »113.

73. « ¿ Para qué tenéis tribunales ? » – dice con elegante arrojo Fulgencio in Mythol. in Fab. Merc. « Borrad el Senado, jubilad vuestros respetados jueces. Si vuestros dioses fueron ladrones, no son necesarios jueces para los delitos, pues las culpas tienen celestiales autores » (Si furtis praefuere Dij, non erat opus criminibus Iudice, ex quo culpae habuere coelestem Auctorem)114.

74. « ¿ Cómo alabáis de orador insigne al copioso Cicerón ? » – dice Lactancio, lib. 1, cap. 10. « No fue elocuente sino necio cuando, orando contra Verres, le acusó de adúltero, pues, ¿ qué delito era hacer lo que su dios Júpiter obraba ? Ignorante fue cuando acusó a Clodio de incestuoso : Júpiter le había dado soberano el ejemplo » (Stultus M. Tullius, qui C. Verri adulteria objicerit ; eadem Iupiter, quem colebat, admissit ; qui Clodio Sororis incestum, at eidem Optimo Maximo eadem fuit & soror & coniux)115.

75. Tan desviadas del humano rubor – que por sí misma enciende la llama pura de la casta virginal naturaleza – fueron sus comedias y sus poesías, que aquellos gentiles en quienes rayó más viva la lumbre de la natural honestidad, impresa en las almas desde las cunas, abominaron sus lascivas representaciones. El severo Catón y Scipión Násica, celebrado de Agustino, lib. cit.116, se opusieron a estas desahogadas irreverencias. Cicerón, lib. 1, de Nat. Deor.117, se enfureció contra los poetas que, encendidos de ira y ardiendo en impureza, cantaban de sus dioses destemplanzas y iras para canonizar sus propias flaquezas. Éste, aunque ciego, sintió bien de sus deidades, pues no juzgó que las podían haber obrado, sino que los poetas se las habían impuesto. Aquí se enoja contra Homero y escribe aquella hermosa sentencia : Fingebat haec Homerus, et humana ad Deos transferebat, mallem divina ad {fol.21} nos (« Esto fingió Homero traspasando lo humano a lo divino ; más quisiera que pasara lo divino a lo humano »)118. Éste fue el motivo de mandar desterrar Platón de su ideada república a los poetas, no porque estuviese mal un tan grande entendimiento con la poesía, sino con la ficción y licencia que entonces se tomaba la poesía. No quiso desterrados los números119, sino sus mentiras y sacrílegos atrevimientos.

76. Veo que la opinión contraria celebra mucho este destierro de los poetas intimado por Platón en su República y funda grave argumento para la república cristiana. Me han de permitir que diga, con la templanza que siempre acostumbro tener a todos los escritos ajenos, que en el conocimiento de este punto no han trabajado lo que se debe para su perfecto juicio, porque, como consta de lo dicho, no examinaron de raíz el origen de las comedias, su institución y su estilo, ni produjeron los testimonios de los Padres que hablan de propósito, disputando la cuestión, como podrá ver, leyendo estos escritos, cualquiera erudito.

77. Don Luis de Ulloa, hombre muy discreto aunque no de profesión teólogo, escribió un papel, que anda en sus Obras, de apología de las comedias120. En él junta lo que han dicho los que las reprueban y los que las permiten. Pido que se lea y constará que no tiene un testimonio, autoridad ni rasgo de cuanto hasta aquí he escrito y tengo de escribir. Más admirará, y es que, tratando Agustino esta cuestión como fénix y como ninguno, no le citan en todo el papel sino en el lib. 3, Conf., donde dice el Santo, con su divina modestia, que le arrebataban, antes de convertirse, las falsas representaciones de los teatros llenas de las imágenes de sus vicios121. ¡ Bien leído estaba Agustino cuando no hallaron más testimonio que éste ! Cierto que dijo Boccalini con sal y verdad que los impresores habían destruido las ciencias, porque antes de su arte, sólo se copiaban los escritos buenos, ahora se imprimen, a vueltas de los buenos, los malos122.

78. No es el defectuoso el papel de don Luis, porque no tuvo más que recoger que lo que transcribió ; halló en los que impugnan las comedias el destierro de los poetas engrandecido de Platón y, como no halló las causas, no pudo pasar a responderle con la verdad de los sucesos.

79. Del origen de este destierro nace otro invencible daño {fol.22} que ocasionaban aquellas antiguas comedias. El insigne Agustino, que lo supo y escribió todo, será también, como hasta aquí, mi divino maestro. Trata Agustino, lib. 2, de Ciu. Dei, cap. 9, esta cuestión ; el título del capítulo es : Quid Romani veteres de cohibenda licentia Poetica senserint, quam Graeci Deorum secuti iudicium, liberam esse voluerunt (« ¿ Qué sintieron los antiguos Romanos acerca de moderar la licencia poética, la cual los Griegos, siguiendo el dictamen de sus dioses, la quisieron libre ? »)

80. Entra en la resolución y dice ser constante que los Romanos la ciñeron y moderaron contra el dictamen de los Griegos que la quisieron tan libre que no intimaron leyes a los poetas, permitiéndoles largo indulto para todas las ficciones que soñasen sus vanas ideas. Para prueba, trae el testimonio de Cicerón en los libros De re publica. Dice, pues, Agustino, así :

81. Quid autem hinc senserint Romani veteres, Cicero testatur in libris, quos de Republica scripsit, vbi Scipio disputans, ait : nunquam Comediae, nisi consuetudo vitae pateretur probare sua theatris flagitia potuissent ; & Graeci quidem antiquiores vitiosae suae opinionis quandam conuenientiam seruauerunt, apud quos fuit etiam lege concessum, vt quod vellet Comoedia nominatim, de quo vellet, diceret ... quem illa non attigit, vel potiùs quem non vexauit ? cui pepercit ? Nostrae, inquit, contra duodecim tabulae, cum per paucas res capite sanxissent, in his hanc quoque sanciendam putauerunt, si quis actitauisset, siue carmen condidisset, quod infamiam faceret, flagitiumve alteri. Praeclare! Iudicijs enim, ac Magistratuum disceptationibus legitimis propositam vitam, non Poetarum ingenijs habere debemus, nec probum audire, nisi ea lege, vt respondere liceat, & iudicio defendere123.

82. Para inteligencia de este lugar, es preciso buscar de más arriba el origen. Con grave injuria de la ciencia, se perdieron estos libros De re publica de Cicerón. Sólo Agustino los dio a conocer en los fragmentos que en esta divina obra cita. Y por ellos y por el juicio que hace su sabiduría, presumo que eran más reales que los de la República de Platón, obra hermosísima, pero tan de filigrana que, de quererla tomar en las manos para practicarla, se quiebra.

83. Fue ley entre los Griegos (presumo que tolerancia a {fol.23} quien la costumbre de los siglos dio respetos de ley) que la Comedia pudiese nombrar al sujeto vivo que gustase, acusarle y reprehenderle. ¡ Peregrina ley, por cierto ! Con razón exclama Cicerón, lib. 1, de leg. : Stultissimum esse existimare omnia iusta esse, quae scita sunt in populorum institutis, & legibus124 (« Necísimo será quien juzgare que es una acción justa, porque la halle escrita como ley y establecimiento de algún reino »). En el lib. 2, de leg., trae para este discurso el ejemplo de un mal médico que no podrán llamarse sus curaciones erradas preceptos de la medicina, si sólo sirven de abrir portillos a la muerte (Nam neque Medicorum praecepta dici verè possent, si quae inscij, imperitique pro salutaribus mortifera conscripserint)125. Y así el grande Agustino, que pudo dar leyes a las mismas leyes, define la ley, lib. 1, de lib. Arb. : Lex in tantum habet vim legis, in quantum participat rationem iustitiae126 (« Es lo mismo ley que justo y en tanto tiene la ley fuerzas de ley, en cuanto participa la razón de la justicia », que es su alma y forma).

84. Corrió algunos siglos entre los griegos esta desenfrenada licencia hasta que, como cantó Horacio : Verterunt itaque stylum formidine fustis127 (« Mudaron el estilo por temor del palo »). No puede entenderse bien este verso de Horacio si no le comenta el suceso de Alcibíades. Compuso Eupolis una fábula en la cual, por los defectos que encontraba en Alcibíades, le mandaba anegar. Representóse con insigne aplauso, pero sintió Alcibíades tanto la injuria, que mandó (era entonces general y tenía su armada en el Pireo) que arrojasen al poeta desdichado al mar. Ejecutóse la cruel sentencia y, al arrojarle a la agua los ministros, dijo Alcibíades estas voces : Tu me in Scaena saepè mersisti, Eupoli, ego te in mari (« Tú me anegaste muchas veces en la comedia, yo a ti en el mar, una »)128. Más gracia tiene en lo latino, pero en las traducciones falta muchas veces la correspondencia en las voces. Mandó después por ley que no se pudiese nombrar persona determinada en la Comedia para irrisión, afrenta, vituperio o injuria.

85. « Intimaron esta ley las doce tablas129 de los Romanos con tan severo rigor – dice Cicerón – que, habiendo impuesto pena capital a pocos delitos, la decretaron a éste. Insignemente – exclama y con razón – (Praeclare, etc.) porque no es justo que {fol. 24} la vida se enmiende con las licencias mentirosas de los versos sino con la legítima potestad de los jueces y magistrados, ni es justo escuchar una injuria tan sin defensa que no se pueda volver por la inocencia, respondiendo y abogando en verdadero juicio »130.

86. « ¿ A quién no tocó la Comedia con esta libre permisión ? ¿ A quién no injurió ? ¿ A quién perdonó ? »131 ¿ Tuvo razón Platón de desterrar de su imaginada república tales poetas ? ¿ Habla acaso contra132 la poesía o contra esta irracional licencia ? Sirva (aunque no se necesitaba) el mismo Platón de comento a su intención. En el lib. 11, de leg.133, señala severas penas al poeta que nombrare a alguna persona, o con ira, o sin ella. No señala penas a la poesía sino a la licencia. Si por delincuente hubiera mandado desterrarla, la hubiera señalado, sin aquella causa, pena.

87. Éstas fueron las comedias de aquellos primeros corruptos siglos, éstos fueron sus indecentes teatros, de cuyos autores y actores pudo decir con razón Nacianceno que tenían la insolencia por gracia y « por arte la desenvoltura » (Petulantiam pro arte habent, Orat. 4)134. De éstos dice el Pelusiota, lib. 3, cap. 36, que « sólo se inventó su artificio para hacer daño al universo » (Mimica eorum ars natura tantummodò ad nocendum comparata)135. Contra estas representaciones discurre largo el doctísimo y piadosísimo Salviano, lib. 6, de gub. D.136, de quien no he puesto testimonio porque transcribió los conceptos de algunos Padres que he citado y no pretendo llenar el papel de bulto y de cuerpo sino de alma.

88. Con sinceridad pregunto si en el rostro feo que he pintado de las comedias antiguas han hallado alguna facción de las nuestras; menos, pregunto si descubren algún color en que se parezcan ; menos, si no son tan opuestas como tinieblas y luces. Pido por Dios que no se apasionen. Y sabe Dios y su Madre, a quien pongo por testigos, que todos estos días he pedido a Dios en la misa me alumbre y inspire lo que fuere de su mayor agrado y me borre este juicio si acaso yerro en él como hombre. Es punto gravísimo éste, porque, como es terrible culpa excusar de pecado lo que es, es igual hacer pecado lo que no es. Es el de las conciencias un juego muy delicado, donde tanto se puede errar por carta de más como por carta de menos.

89. {fol.25} Fueron las tragedias antiguas – como han visto – hijas de la idolatría, reliquias de la superstición, madres de la torpeza, desahogos de la ira, cátedras de la mentira y universidades de la licencia. Sus argumentos siempre profanos, sus artificios mentirosos hacían los delitos soberanos, canonizaban los vicios, divinizaban los pecados137. Los representantes eran gentiles y las fiestas, honor de sus deidades. Aun los moderados gentiles, como Catón, Scipión, Platón y Cicerón, las abominaron. Pues, ¿ cómo habían de consentirlas los Padres ?

90. Me han de permitir que diga que nuestras comedias sólo se parecen a éstas en el vocablo ; no tienen más parentesco con ellas que en el vano título. Las comedias que ahora se escriben se reducen a tres clases : de santos, de historia y de amor, que llama el vulgo de capa y espada. Todas son tan ceñidas a las leyes de la modestia que no son peligro sino doctrina. Si son de santos, el ejemplo mueve, los milagros se imprimen, la devoción se extiende. ¿ Cuántos me afirman que lloran más que en el más ardiente sermón ? No hay que admirar, que los genios no se dan a la mayor razón y las mociones más consisten, en mi juicio, en la simpatía que en la eficacia138. Si son historiales, los avisos doctrinan139, los sucesos escarmientan, los desengaños atemorizan. Si son de pasos amatorios (que son las menos morales), están tratados con tal honestidad que ni se permite indecencia ligera en los afectos, ni voz menos pura que no saliese castigada a silbos.

91. Para poder bajar a la segunda conclusión de que la Comedia es conveniente en lo político, resta aún, después de lo dicho, grande y penoso campo, porque no he desatado los argumentos contrarios, ni he desvanecido las dudas de que sean indiferentes en lo cristiano. No permite este papel hablar con todos los autores que las han impugnado; elijo el que más agriamente y con más latitud escribió contra ellas, que es el Padre Hurtado, 2. 2., q. 173 de Scandalo, a sect. 27, latissime140.

92. Este autor fue de ingenio severo y entendimiento libre, pero en esta cuestión tan grave, me ha admirado que pudiese más la pasión de su celo que la verdad de su estudio. Responderé, con la templanza que no trata, a la opinión contraria, porque estoy desnudísimo de pasión, si no me engaña el amor propio, que es solemne embustero.

93. {fol.26} Entra diciendo, sect. 28, subsect. 1, que los representantes viven en pecado mortal. ¡Agrio escribir! Habla de los nuestros con expresión que de los antiguos más le firmara yo. Dice que el primer autor de esta opinión es santo Tomás, 2. 2., quaest. 68, art. 2141.

94. El ser discípulo (aunque indigno) de tal santo y la causa de la verdad me obliga a decir que se equivocó tanto el Padre Hurtado que mi ángel santo Tomás dijo lo contrario. Esto constará al que le hubiere leído, como yo, o al que, ahora, para satisfacerse, le quiera leer.

95. En este artículo segundo que cita el Padre Hurtado, pregunta santo Tomás : Vtrum in ludis possit esse aliqua virtus ? (« Si puede ser alguna virtud en los juegos »). Resuelve que sí con elegantísimas razones, como suyas : « De la suerte que necesita de algún descanso el cuerpo, necesita la alma, porque ésta es la que más se fatiga. Esta quietud de la alma es alguna honesta delectación »142. Trae el ejemplo no menos que de san Juan Evangelista, del arco siempre tirando143 que, por sabido, le omito.

96. Dice que en esta delectación, se han de cautelar tres cosas, y la primera es que no se busque la delectación in aliquibus operationibus, vel verbis turpibus, vel nocivis144 (« en obras o en palabras torpes y nocivas »), y que a este ejercicio de juego llamó Cicerón « insolente, delincuente y obsceno », que es el testimonio truncado que injustamente refiere el Padre Hurtado para el intento.

97. Me parece que no pudo ser ésta, en el Padre Hurtado, casualidad sino intención, porque en este artículo citado, no trata mi ángel santo Tomás la cuestión, sino en el artículo siguiente, y éste no le cita. Si no le había visto, hizo mal en escribir; si le había visto y le calló, no buscó sinceramente su opinión. Pero yo que busco la desnuda verdad y que sigo este dictamen por ser de mi ángel santo Tomás, escribiré lo que dice el que, como iluminado, lo acertó todo.

98. En el artículo tercero siguiente, pregunta : Vtrum in superfluitate ludi possit esse peccatum ? (« Si en la superfluidad del juego puede haber pecado »). Va encadenando los discursos como tan divino filósofo. Ha decidido que el juego en sí no es pecado y duda si será pecado cuando es superfluo. Para fundar la duda, pone este argumento por tercero : Tertio prae{fol. 27}tereà. Maxime histriones in ludo videntur superabundare, qui totam suam vitam ordinat ad ludendum : si ergo superabundantia ludi esset peccatum, tunc omnes histriones essent in statu peccati. Peccarent etiam omnes, qui eorum ministerio vterentur, vel qui eis aliqua largirentur, tanquam peccati fautores; quod videtur esse falsum. Legitur enim in vitis Patrum, quod Beato Paphnutio reuelatum est, quod quidam ioculator futurus erat sibi consors in vita futura145.

99. Dice, pues, así : « Los que parece que son superabundantes en jugar, son los representantes que ordenan toda su vida al juego. Luego, si la superfluidad en el juego fuera pecado, todos los representantes estuvieran en estado de pecado. Pecaran también los que usan de ellos o los que los socorren, como fautores del pecado. Esto parece falso, porque, en las vidas de los Padres, se cuenta que al beato Pafnucio146 le fue revelado que uno de estos representantes había de ser su compañero en el cielo ».

100. Resuelve la duda el Ángel Doctor y dice que lo superfluo se llama lo que excede la regla de la razón, pero que puede excederla de dos modos : o en la sustancia, o en las circunstancias. La superfluidad y exceso en el juego, en la sustancia es juego que por sí sea torpe, inhonesto, etc. ; éste es pecado mortal. En las circunstancias, puede ser alguna vez pecado mortal, cuando antepone el juego a los preceptos de Dios y su Iglesia; en otras ocasiones es venial, cuando, por el juego, no quiere el que le ejercita cometer alguna acción contra Dios.

101. Pasa a responder al argumento propuesto de los comediantes, y dice esta elegantísima doctrina, la cual contiene todo lo que toca a los representantes, así en lo cristiano como en lo político. Ángel, en fin, que lo comprehendió todo. Pido que se note :

102. Ad tertium dicendum, quod sicut dictum est, ludus est necessarius ad conuersationem humanae vitae. Ad omnia autem, quae sunt vtilia conuersationi humanae deputari possunt aliqua officia licita ; & ideo etiam officium histrionum, quod ordinatur ad solatium hominibus exhibendum, non est secundum se illicitum, nec sunt in statu peccati; dummodo moderate ludo vtantur, idest, non vtendo aliquibus illicitis verbis, vel factis ad ludum, & non adhibendo ludum negotijs, et temporibus indebitis147.

103. {fol.28} («Respondo al tercero argumento —dice el santo— que el juego, como he dicho —en el artículo segundo pasado – es necesario para la conversación de la vida humana ; y, para todo lo que es útil a la conversación148 de la vida humana, se pueden deputar lícitamente oficios. Y así el oficio de los comediantes, que se ordena al divertimiento humano, no es ilícito por sí, ni están en pecado mortal usando de su oficio con moderación, esto es no usando en sus juegos de obras ni palabras ilícitas y no representando en tiempo no debido »).

104. Ésta es la sentencia de mi ángel santo Tomás, la cual he trasladado tan específicamente por muchas razones y poderosas. La primera, porque no siguiera la opinión si no fuera suya ; la segunda, porque, de los Padres, ninguno trató esta cuestión en forma metódica, sino su iluminada sabiduría ; la tercera, porque entrambas conclusiones son suyas : que la Comedia es indiferente en lo cristiano y conveniente en lo político ; la cuarta, porque, sabiendo los hombres cuerdos que es opinión de santo Tomás, depondrán el vano escrúpulo que tanto gritan ; la quinta, porque es de mi obligación que una doctrina canonizada por Dios, por oráculos de más de veinte pontífices, por todos los concilios generales y particulares y por todas las universidades del mundo, se trate con la veneración y respeto que pide un santo Tomás, en cuya comparación todos los sabios pueden y deben decir lo que Caleb al explorar la tierra : « Vimos tales hombres que, en su comparación, somos pequeñas langostas » (Quibus comparati, quasi locustae videbamur)149.

105. La sexta, porque debo sosegar tantos escrúpulos como personas inocentes tienen, oyendo decir que las comedias están condenadas por los Padres, y fuera delincuente inhumanidad negar la luz al que desea sinceramente cumplir su obligación ; la séptima, porque es cosa dura que el Padre Hurtado no siga a santo Tomás y se valga de su autoridad para autorizar lo que escribe contra él. Cierto que es injuria que, aunque le dijera lo que debía, no me pudieran acusar la destemplanza.

106. Sepa, pues, todo el mundo que santo Tomás, maestro de todos los sabios y el iluminado por Dios, no reprueba las comedias sino que las permite y tolera. Sepan que dice que es necesario algún juego para la vida humana. Necessarius ; no dijo {fol.29} « útil » sino « necesario », porque le juzgó preciso, siguiendo al Espíritu Santo en los Proverbios150, a San Agustín, lib. 2, Music.151, y a Aristóteles, lib. 4, Ethic., cap. 8152, que pone la virtud de la eutrapelia, que es una recreación moderada. Sepan que los representantes no están en pecado mortal por su oficio. Sepan que la república puede lícitamente señalar estos oficios que pertenecen al regocijo público.

107. ¿ Y condena algo en las comedias ? Sí. No condena las comedias, sino las comedias malas : Non vtendo aliquibus illicitis verbis, vel factis ad ludendum153 (« No usando de palabras ni obras ilícitas »). La diversión y recreación más honesta por su naturaleza se volverá mala si usan de tales palabras y obras, no por sí, sino por lo que la visten. Lo mismo tiene la Comedia : Dummodo moderate vtantur (« Usando con moderación »), no usando de indecencias y no representando en « tiempo indebido » (Temporibus indebitis)154. ¿ Cuándo será tiempo indebido ? Por la mañana, que debe darse a Dios y cumplir con los cuidados de la alma. Hasta en esto siguen nuestras comedias la opinión del santo.

108. Prosigue santo Tomás y dice de los comediantes : Et quamuis in rebus humanis non vtantur alio officio per comparationem ad alios homines; tamen per comparationem ad se ipsos & ad Deum, alias habent seriosas, & virtuosas operationes : puta, dum orant, & suas passiones, et operationes componunt, & quandoque etiam pauperibus eleemosynas largiuntur. Vnde illi, qui moderatè eis subueniunt, non peccant, sed iustè faciunt, mercedem ministerij eorum eis tribuendo155.

109. ¡ Oh santo mío, tan piadoso como discreto y tan modesto como sabio ! Noten, por su vida, con qué distintas voces habla[n]156 santo Tomás y el Padre Hurtado de los comediantes. No me atreveré a transcribir lo que dice de ellos el Padre Hurtado, porque temiera que la tinta, siendo tan negra, se me volviera colorada. Pero sepan todos lo que dice santo Tomás, que es quien hace verdadera opinión.

110. « Y aunque los comediantes no tengan en las cosas humanas otro oficio en comparación de otros hombres, respecto de sí y de Dios tienen otras serias y virtuosas acciones. Éstas son cuando rezan, cuando moderan sus pasiones, cuando dan limosna a los pobres; y así, los que moderamente los socorren no pecan sino obran con justicia, dándoles el estipendio de su ministerio » (justè : faciunt).

111. Pues, ¿ qué será pecado ? « Darlos lo superfluo » – prosigue el {fol.30} santo. « Y esto, lo mismo tendrá respecto de otro oficio, porque todo lo superfluo es malo »157. Ésta es la sentencia expresa de mi ángel santo Tomás.

112. Prosigue el Padre Hurtado en sus verdaderas citas y cita también al eminentísimo Cayetano158. Quien no acertó con el maestro, no es mucho que no acertase en el discípulo. Cayetano sigue, como siempre, a santo Tomás. Antes bien añade una cosa que, como el Padre Hurtado no le había leído, no pudo advertirla, y es ensanchar la opinión de santo Tomás, porque juzga que algunas palabras torpes, gestos, etc., para ocasionar alguna delectación en los oyentes, es malo, pero que no es pecado mortal. Éstas son sus voces : Turpilloquio autem simplici vtendo, aut aliquem minus honestum gestum faciendo, vt alijs delectationem ingerat, graue est, & fugiendum valdè ; non tamen mortale ex suo genere : Apostolus enim non replicauit ad Ephes. 5 inter peccata excludentia à Regno coelorum, turpilloquium cum tamen illud inter alia connumerasset tunc159 peccata160. Grande es para mí la autoridad de este eminentísimo varón, aunque no le sigo en esto. Pero de su dictamen conocerán cuán lejos está de condenar las comedias tan ceñidas que ahora se usan, pues no las ciñe tanto como otros autores.

113. Cita en fin a Tomás Sánchez, Bonacina, Navarro y Mendoza161, y todos dicen lo contrario. Su engaño consistió en lo que diré : cita a estos autores (y pudiera a todo el mundo) porque dicen que ejercer juegos torpes e inhonestos es pecado ; esto lo dicen no sólo éstos sino todos los rústicos, y es impresión de la naturaleza, sin necesidad de leer libros. ¿ Qué tiene que ver este dictamen con que los representantes viven en pecado mortal ? Para esto, debía probar que ejercitan palabras torpes y deshonestas. Es cierto que no las dicen ni ejercitan. Y si no, cite algunas. Pues, ¿ qué citas son éstas ?

114. Más graciosa es la segunda cuestión que excita162. El título es : Prima probatio ex Patribus (« Primera prueba de los Padres »). ¿ Y cuántos tiene por Padres ? Éstos : Lactancio Firmiano, san Isidoro, san Crisóstomo y san Agustín163. De éstos trae cuatro testimonios que, hablando sinceramente, no son del caso, y pudiera haber traído, a lo menos, los que aquí he puesto, que son graves y robustos.

115. Después de estos brevísimos testimonios, que no hace más que apuntarlos, dice con su estilo acostumbrado : « Muchos, por {fol.31} no atreverse a rostro descubierto a oponerse a todo el escuadrón de los Padres, huyen a que las comedias de este tiempo no son como las antiguas » (Multi ne videant aperto Marte pugnare cum ferè Vniverso Patrum exercitu, eorum ictus sub testudine fugiunt, subtegentes, non esse nunc Comoediam antiquae similem)164. Pues, ¿ dónde está este universo165 ejército de Padres ? ¿ No reconoce más que los dichos ? ¿ Qué testimonio que hable al caso ha producido de estos cuatro para decir que huyen de los Padres ? No sé qué diga de estas arrogancias. Sólo diré que no me parece sincero ánimo de buscar la verdad. Olvido todos sus restantes argumentos, porque son todos sobre estos principios.

116. Entro en la segunda conclusión de que la Comedia es conveniente en lo político, convencido de sentencia expresa de mi ángel santo Tomás : Ludus est necessarius ad conuersationem vitae humanae166 (« Que es necesario algún juego para la conversación y conservación de la vida humana »). Juzgo (con la reverencia que debo a los magistrados) que ningún juego puede ser más conveniente que el de la Comedia en la forma que hoy la tiene ceñida la vigilancia del Consejo Supremo Real, con su Conservador, Censor y Fiscal.

117. Debo el fundamento a quien lo debo todo, que es a santo Tomás. No dijo que era algún juego útil sino « necesario », porque lo que es necesario es indispensable y conveniente. Conviene entretener los ánimos o cansados o ociosos. Conviene en las repúblicas muy numerosas buscar ejercicios y empleos que diviertan los entendimientos inquietos y quejosos. No quiero alargarme en esto, porque si Dios me da vida, trataré latamente este argumento cuando saque a luz el Teatro de pasiones167.

118. Confieso que discurro aquí con novedad, pero tengo graves fiadores en las Divinas Letras. Todos juzgan por finísima política esta máxima : « Desear lo mejor y contentarse con lo bueno ». Pues quiero revelarlos que no es máxima de Estado, sino precepto del Espíritu Santo. El que leyere bien la Escritura y pidiere a Dios humildemente que le revele su inteligencia lo hallará todo.

119. Noli esse iustus multum – manda el Espíritu Santo en el Ecclesiast., 7, vers. 17 (« No quieras ser muy justo»)168. No parece éste mandato divino. Propongo el argumento, que es grave : {fol.32} ser justo es bueno, porque la justicia es virtud ; cuanto más se tiene de una forma buena, se tiene más bondad ; cuanto más se tiene de fortaleza, es más fuerte ; de constancia, más constante ; de blancura, más blanco ; luego, si la justicia es virtud, cuanto más tuviere de justicia, será mejor. Pues ¿ cómo manda que no tenga mucho de ella ?

120. Diré mi inteligencia : « Ser muy justo para sí, es bueno; ser muy justo para juez, es malo ». No habla aquí de persona particular sino de un juez, y la demasiada justicia en sí es acción heroica ; la demasiada justicia con los extraños es tiranía.

121. ¿ Qué es ser demasiadamente justo ? No disimular la más ligera menudencia, lo que hicieron y hacen consigo los santos, que son blandísimos para los extraños y severísimos para sí propios : nada se dispensan, nada se disimulan. Luego el Noli esse multum iustus se ha de entender con los extraños, porque ser muy justo con los extraños en menudencias deja de ser justicia y se hace imprudencia.

122. « No hay hombre, por justo que sea – prosigue el texto – que obre tan enteramente lo bueno que no ejecute algo malo » (Non est enim homo iustus in terra, qui faciat bonum, & non peccet)169. Hay algunos defectillos que más merecen lástimas que justicias. Son deslices de las humanas fragilidades. Este grosero barro de que, sin dispensación de su genio170, nos vestimos, hace su oficio : apetece lo gustoso y huye lo áspero. No puede el ánimo, dice santo Tomás, estar siempre tirante la cuerda, porque saltará, como lo prueba con el ejemplo de san Juan Evangelista, el arco171. No puede durar tan subida la cuerda del discurso que no se afloje a algo humano. No ha de haber para esta flojedad justicia, sino indulgencia. Por eso dijo elegantemente el Jurisconsulto : Indulgendum est fragilitati hominum172. No dijo malitiae sino fragilitati, porque para las malicias es la justicia, para las fragilidades, la indulgencia.

123. Permitan que me explique así: no hay hombre que pueda ser tan racional que no sea animal alguna vez. Obrar siempre con la alma es alhaja de ángeles y separadas inteligencias. ¿ Puede un millón de hombres encerrados en una Corte, de tan varios entendimientos como semblantes, de tan encontradas costumbres como inclinaciones, de tan varios cuidados como empleos, de tan distintas ocupaciones como esta{fol.33}dos, estar siempre obrando lo mejor ? ¿ O qué será bueno : intentar y mandar que se obre ? No será tal, porque mandar un imposible no es ser bueno el mandato, sino hacer el precepto ridículo.

124. Pues, ¿ cuál será lo mejor ? Mandar lo que se puede obrar. Esta naturaleza pide, por su contextura173, alguna diversión: pues procuremos limpiar la diversión de todo el vestido de malignidad, sea honesta, decorosa y limpia. Esto es a lo más que puede extenderse toda la prudencia humana.

125. No es arrojo, sino verdad también sacada de mi ángel santo Tomás. Cierto que me parece que, con buen celo, pretenden los que impugnan esta diversión que sea mayor la providencia humana que la divina. Pregunta mi ángel santo Tomás en los divinos libros contra los Gentiles, lib. 3, contr. Gent., cap. 71 a cap. 74, estas cuestiones : « La providencia divina no excluye todo el mal de las cosas criadas » ; el 72 : « La providencia divina no excluye las contingencias del bien y del mal » ; el 74 : « La providencia divina no excluye las acciones del acaso y la fortuna »174.

126. Es contingente que la Comedia hace mal y por eso se debe excluir. Pues la divina Providencia no excluye la contingencia de todo mal, la humana, replican, la debe excluir : santísima será la intención, pero la prudencia humana no puede conformarse con tan tirante parecer.

127. Otra razón gravísima tengo de la Sagrada Escritura. Dos permisiones y licencias dio en la Ley Antigua a los hebreos, las cuales borró a los cristianos: permitió el libelo del repudio175, permitió aborrecer al enemigo. [Debo advertir, para que no se engañe la crédula sinceridad, que la opinión de haber permitido en la Ley Antigua el odio de los enemigos, es de casi todos los Padres de la Iglesia. Tan agriamente defiende este dictamen el docto Maldonado176 que no duda censurar la contraria opinión, llamándola de los herejes y sectarios177 de estos tiempos, y añadiendo que por leer con poca advertencia los libros de los sectarios, algunos intérpretes modernos se han deslizado en la contraria inteligencia. No necesita verdad tan clara de defensa, sino de una simple noticia, remitiendo a un libro tan común como Maldonado a quien hubiere leído tan poco que no le hubiere leído]178.

128. Entra el gobierno nuevo de la Ley de Gracia y explica una licencia y borra totalmente la otra. Por tres causas, [sin la sabida del adulterio]179, puede licenciarse la mujer, según el dictamen de la Iglesia : por sodomítica (cap. Maritum, de adult.); por herética (cap. Quaesiuit, de diuort.); por persuadir y atraer al marido a algún gravísimo pecado, yo entiendo el de infidelidad180, a que alude mi amado Pablo (1, ad Corint., 7, vers. 12181; cap. Quaesiuit, de diuort.182). Pues, ¿ cómo un Dios anda mudando leyes y decretos ? Porque son los pueblos distintos. A los hebreos les permitió estas licencias : Propter duritiem cordis vestri183. Permitió lo que no era tan bueno porque no fuesen tan malos.

129. Quiero dar la inteligencia que yo alcanzo a estos textos. {fol. 34} Yo digo que siempre mandó Dios lo mejor ; ya veo que me replican que no es así, porque mejor es amar a los enemigos que aborrecerlos. Pues no me retrato184 : es mejor en sí, no era mejor para aquellos sujetos, y las leyes y preceptos no tienen la bondad precisamente185 absoluta sino relativa. No es mejor la ley en sí sino la ley que se ha de guardar, porque la186 ley mira su correlativo que es la ejecución. En aquel siglo, por la obstinación de aquellos corazones, no guardaran el amor de los enemigos, con que no sirviera la ley de templarlos. « Pues, mandemos lo mejor – dice Dios – : mejor es permitir ahora el odio que mandar el amor, porque más pecados quitará la permisión que actos buenos ocasionará la ley ».

130. De estas verdades claras y sólidas, soy de parecer muy nuevo, y es que no es lo mejor que no haya comedias sino que las haya. Porque no es lo mejor lo mejor sino lo que causa lo mejor. Más consigue de bueno la permisión de que haya comedias que la ley de que se quitaran. Luego lo mejor es permitirlas.

131. De esto encuentro en lo moral infinitos ejemplos, porque, muchas veces, es una cosa mejor en sí y no es mejor en sus efectos. Claro es que en sí es mejor que no haya comedias, pero en sus efectos no lo es.

132. Mejor es que no tuviera el ánimo ninguna delectación sensible de recreo : es mejor en sí, pero no en sus efectos, porque no pudiera vivir, si no es de milagro. Mejor es la castidad que el matrimonio: es mejor en sí, pero no para los efectos porque, sin matrimonios, se acabara el mundo. Mejor es, por voz de Cristo, el dar que el recibir187 : es mejor en sí, no en los efectos, porque mejor estado es ser pobre voluntario que rico limosnero. Mejor es la continencia vidual que las segundas nupcias : es mejor en sí, pero no en sus efectos, porque mejor es casarse que abrasarse188.

133. Ya escucho que vocean lo que acostumbran : « No se puede permitir lo que es ocasión de mal. La Comedia es ocasión de mal, luego no se puede permitir ». Tengan paciencia y aclararé su duda.

134. Cuatro permisiones hay, dice mi ángel santo Tomás in 4, dist. 33. q. 2. art. 2. q. 2189 : « Se llama una cosa permitida cuando es buena y no mandada, como el dar a los pobres toda su hacienda. La segunda permisión es de un bien que es {fol.35} menor y se llama permitido, porque su contrario no es mandado, como el matrimonio es bueno y permitido, porque su contrario, la castidad, que es mejor, no es mandado. La tercera permisión es cuando una cosa es mala y se permite, como Dios los pecados. La cuarta permisión es de una cosa mala, porque no ha puesto la ley pena contra ella, como permitió Dios a los hebreos las usuras con los infieles, porque no las prohibió ni castigó con las leyes » [(Sicut permissum eis fuit extraneis faenerari propter aliquam corruptionem in concupiscibili, ne scilicet fratribus suis faenerarentur, sic D. Thom. cit expresis verbis)]190.

135. De estas cuatro permisiones, las tres primeras son regalía privativa de Dios, la cuarta toca también a la providencia de los legisladores. De Valencia me afirma un señor de esta Corte que persevera el lugar público de la fragilidad, añadiendo que es permisión originada de san Vicente Ferrer191. El Non sunt facienda mala, vt eueniant bona, es cierto, pero dice Facienda y no Permittenda ; dice Mala, que sean simplicitèr mala, no secundùm quid; mala intrinsicè & non mala tantùm accidentalitèr extrinsecè.

136. La Comedia, por más que pretendan estos autores viciarla, no es intrínsecamente mala, porque si así fuera, no pudiera ejecutarse ni una vez siquiera. Y saben todos que la han ejecutado los mismos que la desfavorecen, con que es constante que en su opinión no es intrínsecamente mala, sino por el accidente de la mezcla de los sexos, que afirman que provocan, y por los afectos amatorios, que juzgan que encienden. Y siendo ésta su opinión, juzgaba yo que no debían oponerse a las comedias sino al estilo de ellas, censurar el estilo y procurar que fuese enteramente limpio para que no perdiese, por el mal vestido, la bondad que puede tener cuando sale con puro aliño al teatro.

137. Sentados estos principios que son ciertos, ¿ quién duda que la mayor maldad que puede tener la Comedia en sí es una venialidad192 ? Y no poder permitir la buena política venialidades para excusar males mayores, será teología tan severa que no la quieran admitir leyes divinas, ni profanas.

138. Si me respondieren lo que pueden, y es que, siendo mal venial en sí, puede ocasionar males mortales en los que la oyen y atienden, confieso que puede; pero no hay cosa tan buena en el mundo que no pueda tener, por la malicia de quien la mira, ese riesgo. Lo que mira la teulogía moral en estos lances es si estos males, que resultan de una cosa buena {fol.36} o indiferente, son nacidos de ella esencialmente o accidentalmente. Si esencialmente, es mala; si accidentalmente, no debe ser prohibida.

139. No excuso, por la veneración y respeto con que toda la devoción mira a san Francisco de Sales, oráculo del amor divino, viva lumbre de su casto fuego, trasladar lo que este ceñidísimo amante de lo mejor, como muestra en sus insignes obras, escribe de las comedias, para que se conozca que no es lo mismo aconsejar como particular que enseñar como Doctor.

140. Dice, pues, así, lib. de la Introducción a la vida devota, cap. 23 : « Los juegos, bailes, los festines, las pompas, las comedias, en sustancia no son de ninguna manera cosas malas ; antes indiferentes porque pueden mal o bien ejercitarse »193. Y noten por su vida que dice que « no son malas de ninguna manera ». Pido con toda reverencia a quien me hubiere culpado de que en la estrechez de religioso no es decente aprobar comedias, repare que las aprueba[n]194 un santo Tomás y un san Francisco de Sales ; y no ser decente en la infinita distancia de mis obligaciones, lo que fue decente obligación de tales santos, no lo podrá confesar mi ignorancia, aunque sepa perdonar la censura mi paciencia.195

141. Siempre he juzgado que, por defender esta opinión, se contradicen en infinitas que justamente defienden, porque leyendo al doctísimo Tomás Sánchez, lib. 1, cap. 7, in praec. Dec., y a otros muchos, verán cómo vender venenos, labrar armas, hacer pinturas amatorias, etc., no son artes prohibidas sino justamente toleradas, porque el mal que resulta de ellos no nace esencialmente de los artífices, sino accidentalmente de la libre malicia que usa mal de sus obras196.

142. Puede ser la Comedia ocasión de mal. Admito que lo puede ser, pero no es mal nacido de sí ; con que su vicio no recae en su naturaleza, sino en la malicia o facilidad de quien la vicia. Éste era el argumento mismo del hereje Vigilancio, que refiere mi ángel santo Tomás, lib. 3, cont. Gent., cap. 131, y la doctrina que da es la que desata en términos197 esta duda198.

143. Impugnaba el hereje la pobreza voluntaria y decía así : Occasiones malorum sunt vitandae : est autem paupertas occasio mali, quia propter eam ad furta adulationes periuria, & his similia aliqui inducuntur ; non est igitur paupertas voluntate assumenda, sed magis ne adueniat vitanda199 (« Todas las ocasiones del mal se han de evitar ; la pobreza es ocasión de mal, porque muchos por ella se inclinan a hurtos, adulaciones y perjurios ; luego no se ha de tomar voluntariamente, sino antes prudentemente evitar que no suceda »).

144. ¿ Y qué responde el santo ? Como quien es, cap. 134 : Neque paupertas est abjicienda propter aliquia vitia, quae ex ea accidentalitèr, quandoque procedunt, vt quinta ratio ostendere videbatur200 (« No se ha de despreciar ni huir la pobreza por algunos vicios que algunas veces accidentalmente proceden de ella »). Ésta es en términos la decisión de nuestra duda: fuera necesario anatematizar todos los objetos del mundo, porque mientras hubiere hombres, podrán nacer de las mayores perfecciones muchos vicios accidentales.

145. Balanceemos ahora esta ocasión de mal con otra de bien. A algunos mueve la Comedia a facilidad ; pues a otros mueve a devoción. Muchos me aseguran que en una comedia de la Virgen Santísima o de santo (que son muchas) se llenan de lágrimas. Personas (bien discretas, cierto) me han jurado {fol.37} que los mueve más una comedia de éstas que un sermón. No hay que irritarse contra los genios, sino saber que cada genio tiene su especial moción. Las inclinaciones a lo sagrado son tan desemejantes que admiran. A unos los mueve un misterio, a otros el encontrado ; a unos un santo, a otros otro ; a unos un libro, a otros el diverso. Yo soy muy inclinado a leer la Biblia. El motivo primero que tuve fue mi obligación, después fue considerar su autor: en los otros libros me hablan hombres, en la Biblia me habla Dios. Hablando, pues, este punto interior201 con una persona religiosa doctísima y santísima, que no la nombro por no sonrosear su modestia, me dijo que ningún libro de devoción le movía sino la Biblia, y que por esta causa ya no leía otro.

146. Como no entienden de razones los gustos, tampoco entienden los genios. No hay duda que, en buen aire de razón, deben mover más los sermones que las comedias. Pero, ¿ qué aconsejaran los autores que impugnan las comedias a quien llegara a sus pies y le revelara que le movían más las comedias que los sermones ? Debo creer de su grande prudencia y sabiduría que le procurarían persuadir a que los sermones tenían la verdadera moción por su naturaleza, y la Comedia muy accidental y extrínseca. Pero si, rendido a la experiencia, volvía a asegurar que no verificaba esta moción de los sermones en él, sino la de las comedias, debo creer que no le estorbaran la ocasión de sus progresos.

147. Declarando, pues, enteramente mi juicio, siento que la Comedia tiene tres clases para tres distintos genios: para unos es puramente indiferente, para otros es buena, para otros es mala. En estas materias universales, que pueden practicarse por genios tan desiguales, no puede la prudencia dar leyes comunes, porque fueran errores. Es preciso acomodarlas a cada genio y, conociendo cada uno su genio, obrar conforme la obligación de lo que interiormente reconoce en sí.

148. Tienen las comedias tres clases, porque se reducen a tres clases los genios : para los medianamente avisados son indiferentes, para los discretos son buenas, para los necios pueden ser malas. Esta sospecha me la funda la naturaleza misma. Los medianamente avisados son regularmente de unos genios blandos, que no apuran mucho los objetos, no exprimen demasiado el jugo de aquello que miran {fol.38} y oyen. Éstos toman aquella ligera diversión de los ojos y los oídos sin pasar a penetrar más allá lo escondido de los objetos. Para éstos se queda puramente indiferente.

149. Para los discretos es buena, porque, si es de santo, como penetran el primor de los números202, los mueve a ternura ; si es de historia, reparan el ejemplo ; si es de pasos amatorios, se irritan si no van tan puros. De todas sacan utilidad. Éstos no tienen peligro, y la razón es porque, ocupado el entendimiento en atender los defectos o los primores, no deja lugar a que puedan distraerse los sentidos.

150. Por esta misma razón pueden ser para los necios malas, porque, como no tienen entendimientos que ocupar, aplican todos sus sentidos al ver, y es fácil que, faltando el ayo del entendimiento, se deslice algún sentido. Bien deseara mi buena intención que para éstos estuviera la puerta cerrada, porque, aunque conozco que es remota la contingencia del mal, me inclino a que no es tan contingente la del bien.

151. Conforme lo que experimentare en sí, ha de ser cada uno el autor de su opinión. Permitan que diga que es tan raro tribunal el de la Comedia, que los reos han de ser los jueces, porque conociendo en sí que no le daña, sigue bien el verlas ; si halla que le distrae203, debe huirlas. Esta verdad se extiende también a todas las ocasiones que pueden ser remotísimas para unos y próximas para otros. Conforme sus ruinas y experiencias, está obligado a cautelarlas.

152. Por un mal tan contingente como puede haber, parece pesadísima obligación haberlas de reprobar. Ni acabo de formar entero juicio de qué principio nace el ceño a las comedias porque veo204 dos viciosísimos emperadores enojados contra sus divertimientos. Del astuto, avaro, lascivo, cruel y falso (pues aún más epítetos merecían sus maldades) Tiberio, dice Cornelio Tácito que desterró los cómicos205. El vicioso emperador Domiciano, monstruo de costumbres, prohibió las comedias públicas y permitió sólo las privadas: así lo refiere el erudito Lelio Bisciola, tom. 1, horar. successiu., lib. 1, cap. 23206. Si de esto quisieren argüir que son tan malas que aun tan viciosos hombres las juzgaron feas, no podré convenir, porque dan horror las maldades que al mismo tiempo ejecutaban. Lo que yo puedo decir es que no hay razón ahora que obligue a querer firmar decretos de un Tiberio y Domiciano.

153. {fol.39} Ya escucho la severidad del Padre Hurtado que me replica que es contingente el mal de quien las oye, pero que no lo es de quien las hace. Esta severísima pluma no halla camino para que pueda vivir ajustadamente la gente ocupada en el teatro. ¡ Terrible juicio ! Refiere algunos sucesos que me deberá – entre tanto como en esta cuestión me ha debido – que no los refiera, porque son ajenos de una religiosa pluma. Sólo le responderé que no puede dejar de rozarse en juicio temerario el asenso de que viven mal. Si arguye con alguna flaqueza pública, perdóneme, que ése no es defecto de la Comedia sino de la justicia. ¿ Por qué la justicia no la castiga ? Del escándalo si hay alguno que resulta de la vida de los aplicados a la Comedia, firmemente creo que no han de ser residenciados en el tribunal divino los pobres poetas, sino las señoras varas.

154. Bien reconozco que piso ahora la línea en lo que voy a escribir, pero me disculpa mi buena intención y la afinidad de la materia. Días ha que ando batallando en mi mente con una admiración207, y es ver que las mismas plumas que impugnan tan agriamente las comedias no censuren los toros. Admírame el Padre Hurtado en la Subsect. 11 e inmediatamente en la sect. 29. En la subsect. 11, trata de la permisión de las comedias, y no sé cómo compone, en el § 372, hacer una salva rendida al rey y a su Consejo Supremo de Castilla208 y decir luego, § 377, estas voces: Vnde deduco permissionem Comoediarum esse per se illicitam209. Aun no se contentó con Per accidens. Luego si per se es ilícita, ¿ para qué es la salva a su Majestad y a su Consejo ? No lo percibo.

155. Pasa adelante y dice que el Maestrescuela de Salamanca peca mortalmente si admite una sola comedia que no sea con el decreto del Senado Real210. Dejo la implicación clara de que, si el Senado puede, ha de ser porque no es per se mala, y si no es per se mala, también podrá en alguna justa ocasión el Juez Ordinario. Voy a mayor admiración ; dice, en la sect. 29 siguiente, hablando de los toros : Dico secundo: agitatio taurorum, quando omnia ita prouidentur, vt periculum absit caedium humanarum, non est peccatum mortale211. ¿ Qué es esto, Dios mío ? ¿ Las comedias no se pueden librar de peligro de pecados y los toros se pueden librar de peligro de muertes ? Confieso mi ignorancia y pido que me enseñe el que pudiere desatar mi duda.

156. {fol.40} Yo no encuentro cómo la humana providencia puede disponer que se corran toros sin haber peligro de muertes, si no es no siendo toros. Y aun no lo siendo, suceden muchas veces. ¿ Pudo hallar su entendimiento modo para que los toros se excusen de este peligro y no le halló para que las comedias se limpien de pecado ?

157. Pidiendo ahora licencia al Supremo Magistrado, no con irreverencia fingida, como noté en este autor, sino con postrada y verdadera, apuntaré mi dictamen, y si mandare que le extienda, le alargaré.

158. Yo vivo protervo212 en un engaño y es que para mí tienen intrínseca probabilidad213 las comedias y los teatros, pero sólo extrínseca los toros. No hay festejo que más conserve la fiereza de aquellos antiguos arenosos circos y sangrientos espectáculos. No sé qué tiene este llamado regocijo que pueda tenerse por divertimiento : en él padece el entendimiento, porque no tiene ocupación el discurso. Ya entra aquí el entendimiento muerto ; los sentidos más pudieran ofenderse que deleitarse ; los oídos escuchan tan desentonados clamores que era barato, por no oírlos, irse a un desierto ; la boca vive ociosa sin tener con que divertir la molestia de sus sentidos compañeros ; los ojos sólo miran sangre y peligros. ¡ Triste diversión de ojos, que ha de ser a costa de peligros ajenos !

159. ¿ Dicen que la vista está muy divertida ? ¿ Y con qué objeto ? Con un animal que están mirando y amenazando a su próximo con la ciega muerte de su ira. Confieso que no puedo escribirlo sin ternura ; será flaqueza, pero no tengo tan duro el corazón que pueda deleitarme mirar a triste contingencia una vida. ¡ Ojos inhumanos los que se deleitan con ajenas214 ruinas ! Muy vecinos están los que se divierten con sus contingencias215.

160. Estas bien admitidas fiestas no tienen, para mí, pretexto que las disculpe, causa que las honeste, ni motivo que no las desvíe. Una comedia puede ser del Sacramento, de la Virgen Santísima o de santo, puede excitar y excita tal vez llanto, devoción y, en alguno, contrición ; de una fiesta de toros, ¿ quién ha salido arrepentido, si no es del cansancio ? Una comedia historial tiene muchas advertencias morales ; una fiesta de toros no tiene más, en todo su teatro, que irracionalidad todo. Una comedia puede ser ocasión de bien y, en {fol.41} la contraria, sentencia de mal; una fiesta de toros está precisada a ser ocasión de mal, y no haber mucho mal se tiene, en la fiesta, por mucho bien.

161. Los peligros son tan claros como vistos. ¿ Qué fiesta hay sin desgracia ? ¿ Qué festejo que no cueste alguna vida ? ¡ Oh, mi Dios ! Muy de piedra ha de tener el corazón a quien esta consideración no le hiciere cristiana lástima. Más disculpa tenían en estos espectáculos sangrientos los políticos romanos, porque exponían al peligro de las fieras, en los circos, a los homicidas y delincuentes. Lidiaban con las fieras los que habían de perder por sentencia las vidas. Podían justificar su crueldad diciendo que conmutaban las muertes. No era festejo de sus ojos una inocente vida perdida, sino una delincuente vida aventurada. Trocaban sangrientamente el cadahalso en regocijo, el cuchillo en divertimiento, y moría al golpe de una fiera el que había de morir al golpe de una justicia.

162. ¿ Quién me negará que es peligro próximo de vida, en la mayor destreza, exponerse al golpe ciego de una fiera que excede a cuantas cría el campo natural en valor, ardimiento y ira ? ¿ Será peligro próximo batallar un hombre diestro, pero sin espada, con un diestrísimo, armado y colérico ? Pues más creo que dista el hombre más diestro de un toro, que un hombre desnudo de uno armado. Miren bien las distancias de las armas y no apelarán de mi sentencia. No me repliquen, por Dios, que no es lid de fuerza sino de industria y que al valor vence la maña.

163. Pido que consideren este dilema : o es evidente que me libraré del golpe del toro o sólo contingente. Si es evidente en su juicio, tendrán hablado al toro ; si es contingente, como lo es, poner en contingencia voluntaria la vida, miren si será ruina muy vecina a próxima.

164. Para cerrar todas las salidas a las destrezas, formo este silogismo : aquél debe llamar la prudencia humana riesgo imminente de aventurar voluntariamente la vida cuando es más contingente el daño que el remedio; en estas suertes son más fáciles los daños que los remedios ; luego tienen peligro próximo de heridas y desgracias en que puedan aventurar las vidas. La menor la prueban los sucesos y en verdad que no son litigiosos.

165. Si se disculpan con que mueren pocos, a mí me basta {fol.42} que sean algunos. Y aunque nunca murieran, bastaba que en leyes de prudencia humana se aventurasen bárbaramente a morir sin motivo honesto racional. Ninguno puede negar que, aunque no mueran, se aventuran. Pues, ¿ cómo se toleran ?

166. Para este bárbaro y sangriento espectáculo, suplica mi buena intención a las plumas que escriben contra las comedias que apliquen sus santos estudios, siempre venerados de mi respeto. Estas fiestas, sí que son reliquias de los circos gentiles, fragmentos son de sus crueldades, deshechos pedazos de sus sangrientos ojos. Las comedias mudaron especie, este espectáculo sólo ha mudado individuación216. Bajose de Roma a España, todas las naciones le han desterrado, ninguna le conserva. No seamos tan crueles que sangre humana nos sirva de lisonja.

167. Esto es mirar el circo por de dentro, porque si alargara la vista a lo de fuera, encontrara más vivas lástimas. ¿ Qué indecencias no suceden en su mezclada confusión ? En el teatro, están divididos los sexos; en este circo, están torpemente confusos. ¿ Qué gulas no se ejercitan ? ¿ Qué prodigalidades no se derraman ? ¿ Y para qué ? Para ver animales brutos y hombres más brutos que los mismos animales. Para que todos los sentidos se molesten, los ojos con el susto, los oídos con el estruendo, las manos con el gasto, la boca con el apetito y el entendimiento sin objeto, como muerto. Pues ¿ qué hechizo tendrá este loco empleo, que prevalece contra entendimiento y sentidos ?

168. Vuelvo a repetir que, con toda reverencia, propongo este dictamen al Supremo Magistrado, a quien rindo y sujeto mi corto juicio. No escribo por tema217 sino por razón. La mía juzga que tanto pecado es excusar de pecado lo que es, como hacer pecado lo que no es. Y así, debo decir que se excusan los toros, que me parece que lo son, y se hacen pecado las comedias, que juzgo que no lo son. Si juzgare conveniente, quien puede mandarlo, que alargue mi parecer, lo ejecutaré obediente por la pública utilidad.

169. He procurado fundar las dos conclusiones de que la Comedia es indiferente en lo cristiano y conveniente en lo político. Más me extendiera, porque dejo muchísimo, pero será papel muy molesto. Vuelvo a advertir que no por algún daño particular se ha de medir el común : no por lo que a mí {fol.43} me sucede, he de ajuiciar lo que a todos. El que reconociere inconveniente, no las vea ; su experiencia ha de ser a quien consulte. En lo político, no hay grave causa que mande su prohibición. Es lo mejor lo mejor para hecho, pero no para mandado ; para obrado del particular, mas no para precepto al común. « La buena medicina – dijo Hipócrates – ha de observar aire, lugar y tiempo »218: el aire de las Cortes pide que se dé a los entendimientos ociosos algunos voluntarios empleos.

170. Habiendo deseado cumplir con la obligación común, me está ahora la particular, y es de tales comedias. Las comedias son tales que son de don Pedro Calderón de la Barca, íntimo dueño mío por obligación contraída al favor singular de haber admitido ser informante en mis pruebas de predicador de su Majestad219. No hizo en toda su vida otras. Buen padrino me entró en Palacio, pero mi insuficiencia le necesitaba todo.

171. Sin agravio de tantos insignes poetas como han ilustrado y ilustran el teatro del mundo y de esta Corte, me han de permitir que diga que sólo nuestro don Pedro Calderón bastaba para haber calificado la Comedia y limpiado de todo escrúpulo el teatro. Este grande juicio, estudio y ingenio pisó con tal valentía y majestad la cumbre de lo cómico, que sólo ha dejado a la envidia capacidad para desearle imitar. No lo dice mi amor y respeto, sus comedias lo dicen.

172. ¿ Quién ha casado lo delicadísimo de la traza con lo verosímil de los sucesos ? Es una tela tan delicada, que se rompe al hacerla, porque el peligro de lo muy sutil es la inverosimilitud. Alargue la admiración los ojos a todos sus argumentos, y los verá tan igualmente manejados que anden220 litigando los excesos. Las comedias de santo son de ejemplo, las historiales de desengaño, las amatorias de inocente diversión, sin peligro. La majestad de los afectos, la claridad de los conceptos, la pureza de las locuciones la mantiene tan tirante que aun la conserva dentro de las sales de la gracia. Nunca se desliza en puerilidades, nunca se cae en bajeza de afectos. Mantiene una tan alta majestad en el argumento que sigue que, si es de santo, le ennoblece las virtudes ; si es de príncipe, le enciende a las más heroicas acciones; si es de particular, le purifica los afectos. Cuando escribe de santo, le ilustra {fol.44} el trono221 ; cuando de príncipe, le enciende el ánimo ; cuando de particular, le limpia el afecto.

173. Este monstruo de ingenio dio en sus comedias muchos imposibles vencidos. Noten cuántos : casó, con dulcísimo artificio, la verosimilitud con el engaño, lo posible con lo fabuloso, lo fingido con lo verdadero, lo amatorio con lo decente, lo majestuoso con lo tratable, lo heroico con lo inteligible, lo grave con lo dulce, lo sentencioso con lo corriente, lo conceptuoso con lo claro, la doctrina con el gusto, la moralidad con la dulzura, la gracia con la discreción, el aviso con la templanza, la reprehensión sin herida, las advertencias sin molestia, los documentos222 sin pesadez y, en fin, los desengaños tan caídos y los golpes tan suavizados que sólo su entendimiento pudo dar tantos imposibles vencidos.

174. Lo que más admiro y admiré en este raro ingenio fue que a ninguno imitó. Nació para maestro y no discípulo, rompió senda nueva al Parnaso, sin guía escaló su cumbre. Ésta es para mí la justa admiración, porque bien saben los eruditos que han sido rarísimos, en los siglos, los inventores.

175. Esta es mayor admiración en la poesía, porque, haciendo juicio desapasionado de todos los poetas a quienes el respeto ha coronado de laureles, se descubren sus imitaciones. Los más insignes poetas latinos imitaron a los griegos : Ennio, segundo poeta latino (el primero fue Livio Andrónico), éste se crió y formó entre las obras de Euchemera que tradujo y, en mal limados versos, de oro enriqueció (como él lo confesó) al inimitable Virgilio; Plauto, dulce y salado, siguió el estilo de Demófilo, Filómenes y Epícamo ; el celebrado Terencio, parece que tradujo en latín las obras de Apolodoro y Menandro ; Horacio, en el Satírico, imitó a Lucilio y la misma pauta siguió el discreto Persio; Ovidio, en su Metamorfosis, siguió a Partenio Quío ; Estacio en la Tebaida, a Antímaco.

176. Juzgarán que me he olvidado de Virgilio, y no es sino haberle reservado justamente para corona. Este exceso de numen dentro de lo humano tuvo, en todas sus admiraciones223, pauta griega : en las Églogas, fue imitador de Terito ; en las Geórgicas, de Hesíodo ; en la Eneida, distiló a Partenio, Pisandro y a Apolonio Rodio ; y enteramente imitó, pero {fol.45} sublimándolo mucho, a Homero. Esta imitación, la llamaron algunos « latrocinio » : el docto Fulvio Ursino compuso un libro de los robos de Virgilio224. Despreció su grande entendimiento esta acusación y a los que le censuraban de plagiario y ladrón de Homero, respondió, con tanta discreción como gracia, que « era de grandes fuerzas quitar a Hércules la clava de la mano » (Magnarum esse virium Herculi clavam extorquere de manu)225.

177. Sólo el singular ingenio de nuestro don Pedro pudo conseguir hacer caminos nuevos sin pisar los antiguos. Los miró, no para seguirlos sino para adelantarlos. Voló sobre todos. Puedo decir de esta insigne pluma lo que dijo el eruditísimo Macedo del Taso, que « Sólo pecó en no pecar ». O lo que dice de su idolatrado Camoes, que « aun contentó con los pecados veniales »226. Son tan artificiosos los defectillos ligeros que puede notarle la escrupulosa melancolía de los críticos, que debo juzgar que los puso, para mayor hermosura, por lunares. ¡ Raro artificio de entendimiento, hacer pasar por habilidades los deslices !

178. Donde, con pública admiración de todos, se excedió a sí este eminente varón, fue en los autos sacramentales : la devoción de su espíritu le encendía el ánimo y, inflamado el discurso, en arrebatado vuelo volaba como la águila de Ezequiel227, sobre sus compañeros y sobre sí. Allí se debía de verificar la mentira bien recibida que engrandece Cicerón de ser los poetas divinos y altamente inflamados228. Son tan divinos los argumentos que sigue, tan hermosos los conceptos, tan galanes los vestidos, tan embebidas las moralidades, tan gustosas las doctrinas, tan taraceado lo discreto con lo santo, tan compañero del gusto el provecho que, de un golpe, admira el entendimiento y enciende la voluntad. Salen los ánimos admirados y devotos, gustosos y atritos, recreados y encendidos y, entre los halagos del oído, introduce venerables respetos al Sacramento.

179. Sin lisonja digo que lo que enseñó Aristóteles en su Poetic., lib. 1229, y Ateneo230, lib. 7, de las utilidades que traen las buenas comedias, en éstas se ven enteramente conseguidas. Justo me parece robar para éstas las voces que universalmente dijo el cómico Timocles que habían de tener para ser cabales, porque éstas son el desempeño de todas las perfectas ideas :

180. {fol.46} Apud Tragediam totius vitae, & conditionis sunt exempla, & documenta. Nam si pauper es, inopiam ferre disces à Telepho: si filij ante diem pereunt, à Niobe : si furor arripuit, furorem sedare disces ab Alcmaeone : si oculis captus, à Phinaeo caecitatem ; vt a Philoctete clauditatem : sic ab alijs alia aequo animo ferre disces, omnia enim maiora, quam quibus patitur infortunia, qui alijs accidisse contemplatur, suas ipsius calamitates aequius, faciliusque ferrè consueuit231.

181. (« Es la Tragedia una universal doctrina de la vida humana porque, si eres pobre, te enseñará paciencia Telefo ; si pierdes tus amados hijos, enjugará Niobe tus lágrimas ; si te arrebata la ira, el templado Alcmeón te corregirá la cólera; si estás ciego, Fineo te dará alivio ; si impedido de los pies, Filotetes. Para todos los males hallarás ejemplos y, conociendo que son mayores los que miras que los que padeces, encontrarás con dos méritos: compadecerte con los ajenos y alegrarte con los propios »).

182. Para todos los accidentes humanos ministran las comedias de don Pedro ejemplos, y es tan discreta232 la medicina, que dejan, por lograrla, ambiciosa233 la llaga. Sirva este rasgo de sus obras de venerable lisonja a sus respetadas cenizas y viva eterno en la mente de los estudiosos para viva idea de los aciertos.

183. Debe rendir el agradecimiento público a don Juan de Vera Tasis y Villarroel, que sacrifica su cuidado a esta común usura de los estudiosos y, dejando sus propios empleos dignos de tanta luz como se la da el grande ingenio de su autor, se dedica a la amistad con la memoria y a la utilidad pública, limpiando estas comedias que, habiendo corrido hasta aquí mal copiadas, aun no pudieron, siendo de don Pedro, librarse de yerros. Hoy salen tan cabales que no echará menos don Pedro su mano, cuando la mira tan heredada en quien le venera y imita.

184. Molestísimo habré sido, pero la grandeza del argumento pide aún mayor extensión, y bien dijo el agudo Marcial que « no era largo el papel a quien no había cosa que quitar » (Non sunt longa quibus nihil est, quod demere possis)234.

185. Todo lo escrito es necesario. De lo que derramadamente para otros estudios de mi profesión he leído, he formado este rasgo. Si fuere errado, pido que le corrijan, pero también su{fol.47}plico que no se apasionen. No suenen ni se escriban las injurias comunes de que son corruptores de las costumbres, maestros de relajaciones, etc., los que juzgan indiferentes las comedias. Escríbanse razones y no afrentas, y suplico, para que todos admiren a Agustino, que aprendan de sus libros tanto la modestia como la sabiduría. Este exceso de todo lo humano llama a Salustio « discretísimo », lib. 7, de Ciu. Dei, cap. 3 ; a Varrón « doctísimo y agudísimo », lib. 4, cap. 31, lib. 7, cap. 25, lib. 6, cap. 6 & pluriès alibi ; a Aristóteles « varón de excelente ingenio », et multos facile superans, lib. 8, cap. 12 ; a Platón le da mil alabanzas, lib. 2, cap. 14, le juzga « excedente a sus falsas deidades » y en otras muchas ocasiones le da alabanzas ; a Tales Milesio le llama Maximè admirabilis por haber el primero averiguado los eclipses, lib. 8, cap. 2 ; del grande Sócrates hace este elogio, lib. 8, cap. 3 : Lepore mirabili disserendi, & acutissima vrbanitate agitasse, atque versasse (« Escribió con admirable gracia y discreción agudísima ») ; a Cicerón le llama Dissertus ille artifex regendae Reipublicae, lib. 3, cap. 30 (« Aquel discreto artífice del gobierno ») ; al impío Porfirio no le privó por esto de elogio y le llama « noble filósofo », lib. 7, cap. 25 ; a Epitecto, lib. 9, cap. 5, « nobilísimo estoico »235. Así llamaba Agustino a unos escritores gentiles y que los cita para impugnar sus errores. ¡ Oh modestia como tuya ! Tanto enseñas reverencia como sabiduría. Con este respeto los trata cuando los censura, porque si el error merece que se impugne, el entendimiento pide que se reverencie. Ya que no puedo imitar a Agustino en la ciencia, le imitaré siempre en este respeto, suplicando que si es errado mi dictamen, le corrijan y enseñen, porque no es mi ánimo impugnar tanto lo que otros han escrito como declarar por obligación lo que siento. Así lo protesto y sujeto a mejor juicio. En este convento de la Santísima Trinidad, Redención de Cautivos de Madrid, 14 de abril de 1682.

Fray Manuel de Guerra y Ribera