IdT – Les idées du théâtre


 

Préface

Séptima Parte de comedias del célebre poeta español don Pedro Calderón de la Barca

Vera Tassis y Villarroel, Juan de

Éditeur scientifique : Alvarado Teodorika, Tatiana

Description

Auteur du paratexteVera Tassis y Villarroel, Juan de

Auteur de la pièceCalderón de la Barca, Pedro

Titre de la pièceSéptima Parte de comedias del célebre poeta español don Pedro Calderón de la Barca

Titre du paratexteAl discreto y prudente lector

Genre du textePréface

Genre de la pièceRecueil de comedias

Date1683

LangueEspagnol

ÉditionMadrid, Juan Sanz, 1715, in-4°. (Lien vers l’édition numérisée bientôt disponible)

Éditeur scientifiqueAlvarado Teodorika, Tatiana

Nombre de pages6

Adresse sourcehttp://213.0.4.19/FichaObra.html?Ref=31504&portal=42

Fichier TEIhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/tei/Calderon-SeptimaParte-Preface.xml

Fichier HTMLhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/html/Calderon-SeptimaParte-Preface.html

Fichier ODThttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/odt/Calderon-SeptimaParte-Preface.odt

Mise à jour2013-03-13

Mots-clés

Mots-clés français

GenreComedia ; définition de Cicéron reprise par Juan de Caramuel Lobkowitz : comedia comme miroir de la désillusion

SujetMensonge des serviteurs ; perversité de la femme ; malheur et bêtise de l’amant

DramaturgieIntrigue ; dénouement

FinalitéMorale : correction des vices, exemplarité ; divertissement des sens

ExpressionMots d’esprit ; mots savants ; éloquence ; gravité / humour

Relations professionnellesErreurs introduites par la copie manuscrite et par l’imprimerie ; pureté de l’édition réalisée par Juan de Vera Tassis ; éloge de Calderón par Juan de Caramuel

AutreRéférence à l’Approbation du Père Guerra

Mots-clés italiens

GenereComedia ; definizione ciceroniana ripresa da Juan de Caramuel Lobkowitz : comedia come specchio della delusione

ArgomentoBugia dei servi ; perversità della donna ; sfortuna e sciocchezza dell’amante

DrammaturgiaIntreccio ; snodo

FinalitàMorale : correzione dei vizi, esemplarità ; diletto dei sensi

EspressioneArguzie ; parole dotte ; eloquenza ; gravità / umorismo

Rapporti professionaliErrori introdotti dalla copia manoscritta e dalla stampa ; purezza dell’edizione curata da Juan de Vera Tassis ; lode di Calderón da parte di Juan de Caramuel

AltriRiferimento all’Approbazione del Padre Guerra

Mots-clés espagnols

GéneroComedia ; definición de Cicerón reelaborada por Fray Juan de Caramuel Lobkowitz : comedia como espejo del desengaño

TemaMentiras de los criados ; perversidad de la mujer ; infelicidad y estupidez del pobre amante

DramaturgiaIntriga ; desenlace

FinalidadMoral : corrección de los vicios, ejemplaridad ; regocijo de los sentidos

ExpresiónSales ; palabras cultas y elocuentes ; gravedad / humor

Relaciones profesionalesErrores introducidos por la copia manuscrita y la imprenta ; pureza de la edición de Juan de Vera Tassis ; elogio de Calderón por Juan de Caramuel

OtrasReferencia a la aprobación del padre Guerra

Présentation

Présentation en français

Après la mort de Calderón en mai 1681, Juan de Vera Tassis publie consécutivement et rapidement les Quinta, Sexta, Séptima, Octava y Novena Partes. Dans la préface de la Séptima Parte, Vera Tassis fait référence aux modifications abusives que les comedias de Calderón ont subies entre les mains des directeurs de compagnies, ainsi qu’au moment de leur impression. Il souligne que l’édition qu’il publie corrige toutes ces fautes, et il fait l’éloge des comedias de Calderón insérées dans cette Parte, signalant qu’elles servent non seulement de divertissement mais aussi d’enseignement, renvoyant ainsi au précepte horacien du « Aut delectare aut prodesse est », qui se généralise à l’époque baroque avec la devise de Tirso : « enseñar deleitando ». Afin de mieux définir la comedia, Vera Tassis a recours à la définition que « Monseigneur le sagissime, illustrissime et révérendissime frère Juan de Caramuel » avance dans les premiers vers de l’épître XXI incluse dans Primus Calamus (ou « Premier écrit »), œuvre divisée en deux livres distincts : la Metametrica (1663) et la Rythmica (1665 et 1668). Cependant, Vera Tassis omet de dire que les vers qu’il cite viennent d’un texte fondamental pour la poétique de la comedia : le célèbre Art nouveau de faire des comédies de Lope de Vega, que Caramuel insère et commente dans son épître avec une variante initiale (Caramuel modifie le premier vers, et écrit « Humanae est vitae speculum comoedia : monstrat / quaeve ferat iuveni, commoda quaeve seni » au lieu de « Humanae cur sit speculum comedia vitae / quaeve ferat iuveni, commoda quaeve seni »). Si cette variante et l’omission des trois vers finaux semblent constituer des changements à première vue insignifiants, ils modifient considérablement la structure syntaxique de l’ensemble. En effet, les vers de Lope en latin sont énoncés sur un mode interrogatif : « si tu demandes pourquoi la comedia est miroir de la vie humaine, quel profit elle rapporte tant au jeune homme qu’au vieil homme, etc. ». Les trois vers finaux de l’Art nouveau – écrits en espagnol, tout comme le reste du texte – apportent la réponse : « écoute attentivement, et ne débats point sur l’art / car dans la comedia on le trouvera de telle manière / qu’à l’écouter il se puisse tout savoir ». Pour sa part, le texte attribué à Caramuel par Vera Tassis modifie la structure globale en donnant une définition de la comedia et de ses principales caractéristiques sur une modalité assertive.

Beaucoup de choses ont été écrites au sujet de l’auteur de ces distiques latins par lesquels Lope achève son Arte nuevo. Il nous semble étrange que l’auteur du prologue ait attribué à Caramuel les distiques de Lope, car il ne fait aucun doute qu’il connaissait leur véritable origine. Vera Tassis préfère avoir recours aux autorités de l’Antiquité car il indique que Caramuel cite dans ces vers « le très éloquent Tullius1 ». Quoi qu’il en soit, la place prédominante que ces vers occupent dans la préface « Au lecteur sage et avisé » est indéniable.

Cette préface se compose de trois parties : une brève introduction, le texte de l’Art nouveau de faire des comédies de Lope et divers commentaires. Après les distiques latins, Vera fait référence à l’ « Approbation » que frère Manuel de Guerra a rédigée pour la Quinta Parte et qu’il considère valable non seulement pour cette dernière, mais aussi pour les Partes qui suivent, qualifiant cette Approbation de « précellente ».

(Traduction : Véronique Jude)

Présentation en espagnol

Tras la muerte de Calderón en mayo de 1681, Juan de Vera Tassis publica la Quinta, Sexta, Séptima, Octava y Novena Partes una tras otra, a un ritmo acelerado. En el prólogo al lector de la Séptima Parte, Vera Tassis se refiere al abuso que sufrieron las comedias de Calderón en manos de los autores, así como en la imprenta. Subraya que la edición que saca él mismo a la luz repara todas aquellas faltas, y encomia las comedias de Calderón en esta Parte incluidas, señalando que las mismas no sólo sirven de diversión, sino de enseñanza, aludiendo así al precepto horaciano del «Aut delectare aut prodesse est», que se generaliza en el Barroco con el lema de Tirso : « enseñar deleitando ». Para definir mejor la comedia, Vera Tassis acude a la definición que el « sapientísimo, ilustrísimo, y reverendísimo señor Don Fray Juan de Caramuel2 » aduce en los primeros versos de la epístola XXI incluida en Primus Calamus (o « Primer escrito »)3, obra dividida en dos libros distintos : la Metametrica (1663) y la Rythmica (1665 y 1668)4. Sin embargo, Vera Tassis omite decir que los versos que cita proceden de un texto fundamental para la poética de la comedia : el famoso Arte nuevo de hacer comedias de Lope de Vega5 que Caramuel inserta y comenta en su epístola con una variante inicial (Caramuel cambia el primer verso, escribiendo «Humanae est vitae speculum comoedia : monstrat / quaeue ferat iuveni commoda, quæue seni», en lugar de «Humanae cur sit speculum comedia vitae / quaeve ferat juvenis commoda, quave seni»). Si bien esta variante y la omisión de los tres versos finales parecen cambios a primera vista insignificantes, modifican considerablemente la estructura sintáctica del conjunto6. De hecho, los versos en latín de Lope se expresan como interrogante : «si preguntas por qué la comedia es espejo de la vida humana, qué utilidad reporta tanto al joven como al viejo, etc.». Los tres versos finales del Arte – en castellano como el resto del texto – dan la respuesta : «oye atento, y del arte no disputes, / que en la comedia se hallará de modo, / que oyéndola se pueda saber todo». Por su parte, el texto atribuido por Vera Tassis a Caramuel modifica la estructura global al dar una definición de la comedia y sus principales características bajo una modalidad asertiva. ; Mucho se ha escrito sobre la autoría de estos dísticos latinos con los que Lope termina su Arte nuevo. En todo caso, parece curioso que el autor del prólogo haya atribuido a Caramuel los dísticos de Lope, pues no cabe duda de que conocía la verdadera procedencia de los mismos. Vera Tassis prefiere recurrir a las autoridades de la Antigüedad pues indica que Caramuel cita en estos versos « al elocuentísimo Tulio7 »8. Como sea, es innegable el espacio predominante de estos versos en el prólogo Al discreto y prudente lector9. ; El prólogo consta de tres partes : una breve introducción, el texto del Arte nuevo de hacer comedias de Lope, y comentarios diversos. Tras los dísticos latinos, Vera hace referencia a la «Aprobación» que hace Fray Manuel de Guerra para la Quinta Parte y que considera válida no sólo para aquella, sino para las Partes que le suceden, calificando la Aprobación de « adelantada »10.

Texte

Al Discreto, y Prudente Lector.

Estas comedias de Don Pedro Calderón11, que aun siendo suyas, no han podido eximirse de ajenos yerros, salen hoy, discretoy prudente lector, limpias, cabales, y desagraviadas de las graves injurias que de la pluma, y el molde padecieron. En ellas admirarás un vivo y hermoso espejo del desengaño, guarnecido de políticas y morales virtudes que reprehenden y castigan la desahogada libertad de los vicios12; sirviendo de inocente diversión a los sentidos, ministrando singulares especies a las ideas13, y previniendo saludables ejemplos a todos los accidentes humanos, cuyo concepto explica aquella alta, y grave definición que dellas hace el sapientísimo, ilustrísimo, y reverendísimo señor Don Fray Juan de Caramuel14, citando al elocuentísimo Tulio, que abraza su pensamiento con elocuencia dulce, en estos versos :

Humanae est vitæ speculum Comoedia15: monstrat
quaeue ferat iuveni commoda, quæue seni;
quid praeter lepidosque sales, ex cultaque verba,
    et genus eloquii purius inde petas;
5    quae grauia in mediis occurrant lusibus et quæ
iucundis fuerint seria mixta iocis16;
quae sint fallaces serui, quamque improba semper,
fraudeque et omnigenis foemina plena dolis;
quam miser, infelix stultus et ineptus amator,
10    Quam vix succedant, quæ bene cæpta putes17.

No menos aplaude este discretísimo autor a nuestro don Pedro, que a los mayores ingenios de todo el Orbe: vean sus apasionados los tres Cálamos suyos, y en repetidos elogios reconocerán el altísimo concepto que dél hacía, sin moverle la pasión de compatriota suyo18.

Si en este libro, lector discreto, echares menos la eruditísima «Aprobación» del Reverendísimo Padre Maestro Guerra, ya la hallarás donde con nueva estimación la veneres, por verla de su doctísimo autor tan adelantada, y excedida, que él solo pudiera entre los estudiosos adelantarse, y excederse a sí mismo, para que acaben de romper sus dientes los mordaces detractores, que ociosamente han intentado mellar el inmortal simulacro de su fama.

Las demás comedias de don Pedro saldrán, dándome Dios vida, muy en breve19, para darme lugar a que yo te sirva del corto caudal mío con el Poema heroico, y Paráfrasis de Job20, que te he ofrecido. VALE.